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Fusillade au palais de justice de Milan: trois morts, l'auteur présumé arrêté

La façade du tribunal en octobre 2012

La façade du tribunal en octobre 2012 - Olivier Morin - AFP

Un homme a ouvert le feu mercredi au tribunal de Milan, faisant au moins trois morts, dont un juge. Les tirs ont également fait deux blessés. Le tireur a été arrêté à une trentaine de kilomètres de Milan.

En fin de matinée jeudi, un homme a tiré plusieurs coups de feu dans le tribunal de Milan. 

"A l'improviste, nous avons entendu au moins trois ou quatre coups de feu, nous avons cherché à comprendre ce qui se passait. Il y a eu tout à coup un grand nombre de policiers qui nous ont dit de ne pas sortir de la salle, on s'est enfermé dedans", a raconté à l'AFP Marcello Ilia, un avocat.

"Après quelques minutes, nous avons commencé à sortir. Ils nous ont dit qu'une personne en veste et cravate circulait armée dans le tribunal, il semble qu'il se soit enfermé au 7e étage", a-t-il ajouté.

Trois personnes, dont un juge, sont mortes selon un premier bilan. L'une des victimes aurait succombé à une crise cardiaque rapportent les médias italiens. Le tireur a également blessé deux autres personnes, dont l'une se trouverait dans un état grave.

Le suspect jugé pour des faillites frauduleuses

L'agresseur, un entrepreneur de 57 ans comparaissait pour la faillite en 2008 d'une agence immobilière dont il détenait 55% des parts. D'après les télévisions italiennes, l'homme aurait ouvert le feu après une brouille avec son avocat. 

Anna Bernasconi Deluca, journaliste de l'agence Omni Milano, se trouvait dans l'atrium au 3e étage du tribunal, à une vingtaine de mètres de la salle où a eu lieu la fusillade. "Apparemment il a d'abord tiré sur son avocat, puis il s'est tourné vers le public et a tiré sur ses co-accusés", a-t-elle expliqué.

De nombreux policiers sont arrivés sur les lieux, dans une grande confusion, les premières informations laissant penser que le tireur était toujours dans le tribunal. Après avoir ordonné aux gens de rester enfermés dans les salles, les forces de l'ordre ont fait sortir les femmes, puis les hommes en contrôlant leur identité et leurs affaires. Pourtant l'homme a pris la fuite, avant d'être arrêté à la mi-journée à Vimercate, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Milan, a annoncé le ministre de l'Intérieur.

"Un client particulier"

Un avocat, Valerio Maraniello, raconte à l'AFP avoir défendu l'homme il y a quelques années. "J'étais l'avocat de ce monsieur, avec un collègue qui, semble-t-il a été touché aujourd'hui. Je l'ai assisté pour des problèmes de médiation mobilière pendant un an". L'avocat évoque un "homme qui présentait bien", mais un client "particulier, une personne agressive, un peu paranoïaque, il était toujours convaincu qu'on cherchait à l'avoir", a-t-il ajouté. 

Après avoir été interpellé, le suspect a été conduit dans une caserne des carabiniers.

C. B avec AFP