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En Chine, Macron est le “cheval affrontant le dragon”

Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Hanovre, en Allemagne, le 26 avril 2016.

Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Hanovre, en Allemagne, le 26 avril 2016. - Rony Hartmann - AFP

"Cheval contre dragon", "ordre colossal"… Les noms des deux finalistes à la présidentielle prennent un tout autre sens transcrits en mandarin.

Si l’accent écorche souvent les noms de politiques étrangers, la transcription dans un alphabet différent est une toute autre affaire. En Chine par exemple, les patronymes ne sont pas traduits lettre pour lettre mais à l’aide de sinogrammes qui sont des mots à part entière, ce qui donne des patronymes beaucoup plus imagés.

Le journal L'Opinion a ainsi remarqué qu’Emmanuel Macron, qui se transcrit Ma Ke Long (马克龙), pourrait se traduire par “cheval qui dompte le dragon”. Les deux sinogrammes utilisés pour désigner Marine Le Pen, ou Lei Pang (勒庞), évoquent quant à eux "ordonner" et "colossal". Le second tour de l’élection présidentielle le 7 mai déterminera donc si le cheval domptera le dragon, ou pliera face à l’ordre.

La Chine fait appel à un service rattaché à l’agence nationale d’information Xinhua pour traduire les patronymes étrangers, et dans le cas de dirigeants politiques la transcription est soumise à l’approbation du ministère des Affaires Etrangères, précise le quotidien. Compréhensible quand on remarque qu’à un sinogramme près (马卡龙 au lieu de 马克龙), transcription phonétique oblige, la traduction du candidat d'En Marche! aurait donné “macaron”.

Liv Audigane