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Ecosse: les partisans de l'indépendance pour la première fois en tête des sondages

Le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse se tiendra dans onze jours.

Le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse se tiendra dans onze jours. - Andy Buchanan - AFP

En Ecosse, pour la première fois, un sondage donne les partisans de l'indépendance gagnants. A onze jours du référendum, la pression monte pour le Premier ministre britannique David Cameron. Mais les indépendantistes refusent de crier victoire.

Les partisans de l'indépendance de l'Ecosse sont pour la première fois en tête dans un sondage publié dimanche, à onze jours du référendum, par le Sunday Times.

Selon ce sondage YouGov/Sunday Times, le camp du "oui", favorable à l'indépendance, remporte 47% d'opinions favorables alors que le camp des opposants n'en compte que 45%. Il resterait 6% d'indécis et 1% annonçant qu'il ne voulait pas voter.

Menace monétaire

"L'Ecosse est confrontée à un choix très très important. Si les gens pensaient pouvoir rester à la maison et ne pas avoir besoin d'aller voter non pour éviter la séparation, ils ne peuvent plus le penser aujourd'hui", a déclaré dimanche matin sur la BBC le ministre conservateur des Finances George Osborne.

"Nous n'allons pas partager la livre avec une Ecosse séparée du reste du Royaume-Uni", a-t-il ensuite menacé, reprenant l'argument-clé brandi depuis des mois par Londres.

L'ancien ministres des Finances Alistair Darling, directeur de la campagne "Better Together", a également reconnu que ce dernier sondage annonçait un référendum "très serré".

Un autre sondage en sens contraire

Les partisans du maintien au sein du Royaume-Uni s'apprêtent à présenter leur dernier va-tout en détaillant de nouveaux transferts de pouvoir au Parlement écossais.

"Vous allez voir dans les prochains jours un plan d'action pour donner plus de pouvoirs à l'Ecosse. Plus de pouvoirs fiscaux, plus de pouvoirs sur les dépenses (publiques), davantage de propositions pour des pouvoirs portant sur le système de protection sociale", a fait valoir le ministre des Finances.

Du côté du oui, on se garde bien de crier victoire d'autant qu'un autre sondage, Panelbase, qu'il avait lui-même commandé donne le non en tête (48%) devant le oui (44%) et 8% d'indécis. Le camp "du oui a encore beaucoup de travail pour gagner le 18 septembre", a ainsi déclaré la numéro 2 du Parti national écossais (SNP) Nicola Sturgeon, présentant toujours les indépendantistes comme les "outsiders" de la campagne.

La pression monte pour le Premier ministre britannique David Cameron, qui a répété la semaine dernière ne pas vouloir démissionner en cas de victoire du oui. Selon le Sunday Times, la reine Elizabeth II "s'intéressait de très près" au référendum et avait demandé qu'on la tienne au courant quotidiennement.

A. K. et M. K. avec AFP