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Donald Trump s'en prend à nouveau à son ministre de la Justice sur Twitter

Le président des Etats-Unis Donald Trump embarque à bord d'Air Force One, le 9 juin 2017 dans le Maryland aux Etats-Unis. (Photo d'illustration)

Le président des Etats-Unis Donald Trump embarque à bord d'Air Force One, le 9 juin 2017 dans le Maryland aux Etats-Unis. (Photo d'illustration) - Mandel Ngan - AFP

Le président américain s'en est de nouveau violemment pris à son ministre de la Justice dans une série de messages publiés sur Twitter ce mardi.

Une fois n'est pas coutume, Donald Trump a décidé de régler ses comptes sur Twitter. Ce mardi matin, le président américain s'en est ainsi pris à son ministre de la Justice, qu'il accuse de laxisme dans l'affaire dite "des e-mails" d'Hillary Clinton. 

"Pourquoi les commissions et les enquêteurs, ainsi que bien entendu, notre ministre de la Justice en difficulté, n'enquêtent pas sur les crimes d'Hillary la malhonnête et ses relations avec les Russes?", s'est-il interrogé. 

"Le ministre de la Justice Jeff Sessions a adopté une posture très FAIBLE sur les crimes d'Hillary (où sont les courriels et les serveurs du DNC)", a-t-il renchéri, le DNC étant la direction du parti démocrate.

Une justice deux vitesses?

Alors engagée en pleine course à la Maison blanche, Hillary Clinton avait vu revenir l'an dernier sur le devant de la scène l'affaire des "e-mails". La candidate était accusée d'avoir utilisé, entre 2009 et 2013, quand elle dirigeait la diplomatie américaine, une messagerie personnelle plutôt que la messagerie officielle de l'administration qui est mise à sa disposition. Cette pratique est pourtant interdite par la loi fédérale, qui stipule que les correspondances officielles doivent entièrement conservées.

Selon le FBI, certains des courriels de l'ancienne secrétaire d'État contenaient des informations classées "secret", qui auraient pu tomber entre les mains de personnes mal intentionnées. Pourtant, en juillet 2016, James Comey, le chef du bureau, avait recommandé de ne pas poursuivre Hillary Clinton arguant que cette dernière avait simplement fait preuve de négligence. 

À plusieurs reprises, le président américain s'est indigné du traitement qui lui était réservé par la justice, jugeant les enquêteurs plus conciliants avec son ancienne adversaire qu'avec lui dans l'enquête de ses liens supposés avec la Russie. 

Vers un probable remplacement du ministre

Mais au travers de ces tweets, l'intention du président semble être de viser plus particulièrement son ministre de la Justice, Jeff Sessions, sur lequel il n'a de cesse d'accentuer la pression. Ancien sénateur, qui fut pourtant l'un de ses premiers proches conseillers, celui-ci est en délicatesse avec Donald Trump en raison de l'affaire russe et pourrait bien être remercié. Ce mardi 25 juillet, le Washington Post assure que les équipes du président discutent en "privé" de la possibilité de le remplacer. 

Il y a quelques jours seulement, le 20 juillet, Donald Trump avait déjà fait savoir, dans une interview donnée au New York Times, qu'il regrettait la nomination de Jeff Sessions au poste de ministre de la Justice. L'origine de la discorde? La décision de Jeff Sessions de se récuser dans l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne électorale qui vise le président. 

Maëva Poulet