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Destitution de Trump: le président ukrainien nie tout "chantage" à l'aide militaire

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une rencontre avec Donald Trump à New York, le 25 septembre

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une rencontre avec Donald Trump à New York, le 25 septembre - Saul Loeb / AFP

Dans le contexte d'une enquête pour une procédure de destitution contre Donald Trump en raison d'un appel suspect avec le président ukrainien, ce dernier a affirmé n'avoir subi aucun "chantage" à l'aide militaire lors de la conversation.

C'est le coup de fil au cœur de la procédure de destitution contre Donald Trump. Le président ukrainien a affirmé ce jeudi lors d'une conférence de presse n'avoir subi "aucun chantage" de Donald Trump.

Volodymyr Zelensky fait ici référence à une conversation téléphonique suspecte entre les deux chefs d'Etat au cours de laquelle le président américain lui aurait demandé d'enquêter sur le fils de son rival Joe Biden, après avoir suspendu une aide militaire.

"Rien à voir avec les armes"

Le programme d'aide militaire "avait été bloqué avant même notre conversation, et nous n'avons pas évoqué le sujet. Je n'étais même pas au courant", a affirmé Volodymyr Zelensky, s'exprimant lors d'une conférence de presse à Kiev.

Selon le président ukrainien récemment élu, sa conversation téléphonique avec Donald Trump "n'avait rien à voir avec les armes ou avec Burisma", la compagnie ukrainienne un temps liée au fils de Joe Biden, ex-vice-président américain et candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle aux Etats-Unis. "Je voulais faire venir (Trump) en Ukraine", a assuré Volodymyr Zelensky.

Un appel évoqué par un lanceur d'alerte

Le versement de plusieurs centaines de millions de dollars d'aide militaire à l'Ukraine, destinée à contrer l'"agression russe", avait été suspendue en début d'été et quelques jours plus tard, le 25 juillet, Donald Trump s'était entretenu avec Volodymyr Zelensky.

Selon un lanceur d'alerte, le milliardaire américain a, lors de cette conversation téléphonique, demandé que l'Ukraine enquête sur le fils de son rival démocrate. Pour les démocrates, le président américain a alors voulu faire du chantage à l'aide militaire pour permettre de déstabiliser son rival politique, une forme d'ingérence dans la campagne électorale interdite par le droit américain.

Début octobre, le parquet ukrainien a dit réexaminer des dossiers classés dans le passé et impliquant le groupe gazier Burisma, mais que ceux-ci ne semblaient pas concerner le fils de Joe Biden, Hunter, qui était entré en 2014 au conseil d'administration de cette entreprise.

J. G. avec AFP