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Coronavirus: l'Autriche envisage la levée des restrictions de confinement à la mi-avril

Les courses alimentaires sont l'un des quatre motifs de déplacements autorisés en Autriche.

Les courses alimentaires sont l'un des quatre motifs de déplacements autorisés en Autriche. - AFP

L'Autriche pourrait lever partiellement les mesures de confinement, mises en place le 16 mars, après les fêtes de Pâques.

La stratégie du déconfinement partiel entre dans les pensées de tous les pays européens. L'Autriche souhaite progressivement assouplir les restrictions en vigueur pour lutter contre le nouveau coronavirus à partir du 14 avril, en commençant par la réouverture des petits commerces et selon un calendrier de reprise des différentes activités qui s'étalera sur plusieurs mois, a annoncé lundi le gouvernement.

"Notre but est une remise en marche par étapes", a déclaré le chancelier Sebastian Kurz lors d'une conférence de presse, appelant la population à conserver "la plus grande discipline".

Après les petits commerces le 14 avril, tous les autres magasins devraient rouvrir début mai, puis les restaurants mi mai, les grands rassemblements publics restant interdits jusqu'à au moins la fin du mois de juin.

4 motifs de sortie

L'Autriche est confinée, comme la France, depuis le 16 mars et quatre motifs sont tolérés pour quitter son domicile: les déplacements professionnels, les achats alimentaires, l'assistance à autrui et les exercices physique. Il n'est toutefois pas nécessaire de présenter une attestation justifiant sa présence à l’extérieur. L'Autriche a également fermé ou imposé des contrôles rigoureux à ses frontières.

Le chef du gouvernement autrichien Sebastian Kurz a annoncé vendredi 20 mars que les mesures de confinement prises depuis une semaine dans le pays, où les déplacements sont drastiquement limités, seraient prolongées jusqu'au 13 avril. Une levée "progressive" des restrictions serait ensuite envisagée. 204 personnes sont mortes du coronavirus en Autriche depuis le début de l'épidémie, pour plus de 12.000 cas confirmés.

Justine Chevalier avec AFP