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Burkina: 7 soldats et 80 "terroristes" tués dans une attaque dans le nord

Photo d'illustration d'un soldat de l'armée burkinabée

Photo d'illustration d'un soldat de l'armée burkinabée - Michele Cattani - AFP

"Quatre-vingt terroristes" ont été tués au cours de l'attaque, d'une "rare intensité", qui a duré "plusieurs heures", a annoncé l'État-major des Armées du Burkina Faso.

Sept soldats et plusieurs civils ont été tués dans une attaque contre un détachement militaire à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé mardi l'état-major des armées dans un communiqué.

"Quatre-vingt terroristes" ont été tués au cours de l'attaque, d'une "rare intensité", qui a duré "plusieurs heures". "Une centaine de motos, de l'armement et des munitions en grande quantité ont été récupérés" par l'armée, précise le communiqué.

"Côté ami, on déplore malheureusement sept morts, dont quatre militaires et trois gendarmes et une vingtaine de blessés (...) plusieurs victimes civiles ont également été dénombrées", indique l'armée.

Une traque des terroristes entamée

"Une traque des terroristes, qui ont dû battre en retraite face à la riposte des éléments du détachement, a été entamé" en coordination "avec les forces aériennes", souligne l'état-major. Le 16 décembre, l'armée avait annoncé avoir neutralisé quatre terroristes à Belhouro, également dans le nord du Burkina Faso. 

Depuis début novembre, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont annoncé avoir tué une centaine de jihadistes au cours de plusieurs opérations, des bilans impossibles à confirmer de source indépendante. Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, comme ses voisins sahéliens.

Le Nord et l'Est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises. Depuis 2015, les attaques jihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d'après les Nations unies. Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe État islamique. 

S. V. avec AFP