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Avant sa visite sur les lieux des fusillades au Texas, Donald Trump attaque Beto O'Rourke sur son surnom

Donald Trump

Donald Trump - Doug Mills / AFP

"Il ne tolère pas le racisme, il le promeut", avait de son côté estimé Beto O'Rourke, l'un des candidats démocrates à la Maison-Blanche.

Ce mercredi, le président des États-Unis Donald Trump doit se rendre dans les deux villes endeuillées par les fusillades du week-end: Dayton, dans l'Ohio, et El Paso, au Texas, où il peut s'attendre à un accueil mitigé voire froid. 

Quelques heures après les fusillades, le potentiel candidat à l'élection présidentielle côté démocrate, Beto O'Rourke, n'a d'ailleurs pas été tendre envers l'actuel locataire de la Maison Blanche, comparant ses meetings politiques à ceux de l'Allemagne nazie.

"Il appelle les migrants mexicains des violeurs et des criminels. Il ne tolère pas le racisme, il le promeut. Il ne tolère pas la violence, il incite au racisme et à la violence dans ce pays", a-t-il lancé lundi à un journaliste, passablement énervé. 

Un "nom factice" pour Trump

Des commentaires qui ne sont pas restés lettre morte. Ce mercredi, quelques heures avant la double visite, la réponse de Donald Trump ne devrait pas améliorer la relation entre les deux hommes. 

"Beto (nom factice pour mettre en avant un patrimoine hispanique) est embarrassé par ma visite au Texas, où je l'avais largement battu, et qui est maintenant encore plus gêné d'être à 1% dans les sondages sur la primaire Démocrate, devrait respecter les victimes et les forces de l'ordre, et se taire", a-t-il écrit.

Il fait ici référence à une soirée de février passé, au cours duquel il avait tenu meeting au même moment que le démocrate.

Né Robert Francis O'Rourke, Beto O'Rourke est en réalité surnommé ainsi par ses parents depuis son enfance car il portait le même prénom que son grand-père. Sa famille, installée depuis quatre générations au Texas, a des origines irlandaises. Une attaque frontale, commune chez les Républicains, à laquelle le candidat à la Maison-Blanche a répondu, toujours sur Twitter. 

"22 personnes sont mortes dans ma ville natale après un crime de haine inspiré par votre racisme. El Paso ne se taira pas et ne le fera jamais", a-t-il assuré. 

Trump sous le feu des critiques

Ce mercredi, les Américains attendent de Donald Trump qu'il apaise les tensions et réconforte une nation traumatisée par ces énièmes tueries de masse, des tragédies qui s'impriment dans les rétines américaines comme une situation normale.

Mais le politicien conservateur, qui s'est fait élire tout en traitant les Mexicains de "violeurs" et évoque régulièrement une "invasion" des Etats-Unis par les milliers de migrants d'Amérique centrale, est sous le feu des critiques. 

Notamment parce que ce terme, utilisé par l'extrême droite à travers le monde, a été repris par le jeune auteur de la tuerie d'El Paso dans un manifeste mis en ligne avant son passage à l'acte, fatal à au moins sept ressortissants mexicains. 

Hugo Septier