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Selon son ex-avocat: Trump savait que les paiements liés à ses liaisons présumées étaient répréhensibles

Donald Trump lors du sommet du G7 au canada le 8 juin 2018 -

Donald Trump lors du sommet du G7 au canada le 8 juin 2018 - - Nicholas Kamm-AFP

Interrogé sur ABC News, l'ancien avocat de Donald Trump a affirmé que ce dernier savait que verser de l'argent à deux femmes afin de les faire taire était répréhensible.

Donald Trump savait qu'il était répréhensible de verser de l'argent à deux femmes qui assuraient avoir entretenu une liaison avec lui afin de les faire taire, déclare son ancien avocat, Michael Cohen, dans une interview devant être diffusée vendredi.

"Il était très inquiet"

Interrogé sur ABC News sur le fait de savoir si Donald Trump savait que ces versements à Stormy Daniels, une ancienne actrice pornographique, et Karen McDougal, une playmate, étaient répréhensibles, Michael Cohen a répondu: "bien sûr".

Donald Trump a agi ainsi car "il était très inquiet des effets que (ces affirmations des deux femmes) pourraient avoir sur l'élection", a poursuivi Michael Cohen, dans de premières déclarations depuis sa condamnation jeudi à trois années de prison.

"Je ne pense pas que quelqu'un puisse croire cela"

Donald Trump a assuré pour sa part qu'il n'avait jamais demandé à Michael Cohen de violer la loi. Des affirmations que l'avocat a démenti jeudi sur Twitter après sa condamnation.

"Je ne pense pas que quelqu'un puisse croire cela", a déclaré Michael Cohen devant George Stephanopoulos, dans l'émission Good Morning America.

ABC a diffusé des extraits de l'interview avant sa diffusion intégrale.

"Tout d'abord, rien de ce qui était fait au sein de 'l'Organisation Trump' ne pouvait avoir lieu sans l'assentiment de M. Trump. Il m'a ordonné d'effectuer ces versements, il m'a ordonné d'être impliqué dans ces affaires", a encore dit l'ancien homme de confiance de Donald Trump.

Paiement de 280.000 dollars

L'avocat de 52 ans a notamment été condamné pour avoir organisé le paiement de 280.000 dollars aux deux maîtresses supposées du milliardaire républicain, afin d'acheter leur silence et ainsi d'"influencer l'élection" présidentielle de 2016.

Pour la justice, ces versements constituent une violation des lois sur le financement des campagnes électorales.

B.L. avec AFP