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Les Etats-Unis appellent à alléger le blocus contre le Qatar

Rex Tillerson, le secrétaire d'Etat américain, le 6 juin 2017.

Rex Tillerson, le secrétaire d'Etat américain, le 6 juin 2017. - Marty MELVILLE / AFP

Rex Tillerson, le chef de la diplomatie américaine, a appelé vendredi plusieurs pays du Golfe à alléger le blouc imposé au Qatar, estimant qu'il gênait la lutte contre Daesh dans la région.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a appelé vendredi l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe a alléger le blocus imposé au Qatar, affirmant qu'il gênait la lutte contre Daesh dans la région.

"Le Qatar a fait des progrès pour enrayer le soutien financier et expulser les terroristes de son pays, mais il doit faire plus et il doit le faire plus rapidement", a également déclaré le secrétaire d'Etat, lors d'une brève déclaration.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, l'Egypte et le Yémen ont rompu lundi leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusent de "soutenir le terrorisme". Le petit pays du Golfe abrite une base militaire américaine stratégique, pièce maîtresse du dispositif des Etats-Unis au Moyen-Orient, notamment pour intervenir en Irak et Syrie. 

Des propos contradictoires avec ceux du Pentagone

Ces propos contredisent directement les déclarations d'un responsable du Pentagone faites à la presse quelques minutes avant la déclaration de Rex Tillerson. "A ce stade, il n'y a pas eu d'impact sur nos opérations", avait déclaré le capitaine de vaisseau Jeff Davis à la presse. Interrogé peu après par un journaliste de l'AFP sur les contradictions entre ces propos, il a refusé de répondre.

Rex Tillerson a été chargé par Donald Trump de désamorcer la dispute régionale, que le secrétaire d'Etat a qualifiée vendredi de "préoccupante pour les Etats-Unis, pour la région et pour les nombreuses personnes touchées". 

Le revirement de Trump

L'Arabie saoudite et ses alliés ont justifié lundi la rupture des relations par les liens qu'entretient, selon eux, le Qatar avec "des organisations terroristes et des groupes sectaires cherchant à déstabiliser la région, parmi eux les Frères musulmans, Daesh et Al-Qaïda". Ces pays reprochent aussi au Qatar son rapprochement avec l'Iran chiite, le grand rival régional de l'Arabie saoudite, chef de file des pays sunnites.

Après avoir initialement soutenu l'isolement du Qatar, le président américain Donald Trump a proposé "d'aider les différentes parties à régler leurs différends, y compris à travers une rencontre à la Maison Blanche si nécessaire". 

C.V. avec AFP