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La proposition de Trump contre les musulmans suscite un tollé général

Donald Trump, en meeting de campagne dans le Mississipi

Donald Trump, en meeting de campagne dans le Mississipi - Scott Olson - Getty Images - AFP

Sa stratégie: repousser toujours les limites. En réclamant la fermeture des frontières américaines aux musulmans, Donald Trump a été presque unanimement condamné. Et c'est ce qu'il attendait.

Il caracole en tête des sondages des primaires républicaines pour la Maison Blanche, en enchaînant les sorties polémiques et racistes. Le milliardaire américain Donald Trump a appelé lundi à interdire l'entrée des musulmans sur le territoire américain. Rien que ça.

Chez les démocrates comme chez ses rivaux républicains, on n'en revient pas. La Maison Blanche a dénoncé une idée "contraire à nos valeurs", alors que la candidate à l'investiture démocrate, Hillary Clinton, l'a ouvertement interpellé en twittant: "Donald Trump, vous ne comprenez rien".

"Donald Trump dissipe tous les doutes: il fait campagne pour la présidence en tant que fasciste démagogue", a écrit Martin O'Malley, un autre candidat démocrate.

Le républicain Jeb Bush, qui avait lui-même proposé d'exclure uniquement les réfugiés syriens musulmans après les attentats de Paris, a traité Donald Trump de "déséquilibré".

Marco Rubio, un autre de ses adversaires républicains, a lui aussi exprimé son désaccord, critiquant l'"habitude" qu'a Donald Trump "de faire des déclarations offensantes et bizarres".

Quentin Tarantino a également pris la parole sur le sujet. Le réalisateur de Kill Bill a estimé que "c'est complètement ridicule", rappelant son soutien à la candidature d'Hillary Clinton.

Mais la réaction la plus forte a été sans conteste celle du Daily New, qui a fait sa une sur Donald Trump, main droite levée comme s'il faisait un salut nazi. Le titre The new furor fait à la fois allusion à la fureur du candidat et au "Führer" Adolf Hitler.

Ces réactions excédées sont probablement exactement ce qu'en attendait Donald Trump. Sa sortie est calculée. Comme l'explique Vox, cette attitude permet à Donald Trump de casser les règles et de faire passer ses rivaux pour des responsables politiques ordinaires.

Cette controverse volontaire lui permet également de répondre à Barack Obama, qui enjoint les Américains à éviter les amalgames entre le groupe Etat islamique et l'islam. 

A. D.