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Etats-Unis: le Pentagone envoie 3750 soldats supplémentaires à la frontière avec le Mexique

Des soldats américains posent des barbelés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis au niveau de Tijuana, le 13 novembre 2018

Des soldats américains posent des barbelés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis au niveau de Tijuana, le 13 novembre 2018 - Guillermo Arias - AFP

Donald Trump a donné jusqu'au 15 février au Congrès pour se mettre d'accord sur le financement d'un mur anti-immigration qu'il veut faire ériger à la frontière mexicaine.

Les Etats-Unis vont envoyer 3750 soldats de plus à la frontière avec le Mexique pour combattre l'immigration clandestine, a annoncé dimanche le Pentagone.

"Le département de la Défense déploiera environ 3750 hommes de plus pour apporter le soutien supplémentaire aux gardes-frontières à la frontière sud-ouest qu'avait approuvé le secrétaire à la Défense par intérim [Patrick] Shanahan le 11 janvier", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Ce déploiement est prévu pour trois mois. Durant cette période, "nous continuerons à évaluer la composition des forces nécessaires pour remplir la mission de protection et de sécurisation de la frontière sud", a ajouté le Pentagone.

Différend autour de la construction d'un mur à cette frontière

Le président Donald Trump a donné jusqu'au 15 février au Congrès pour se mettre d'accord sur le financement d'un mur anti-immigration qu'il veut faire ériger à cette frontière. D'après lui, les portions de ce mur déjà bâties doivent être prolongées pour arrêter ce qu'il décrit comme une invasion de criminels venus d'Amérique latine.

Ses adversaires démocrates, qui ont pris en novembre la majorité à la Chambre des représentants, rejettent fermement ce projet qu'ils dénoncent comme inhumain et dispendieux.

Ce différend autour du mur a provoqué le "shutdown" (fermeture d'administrations fédérales privées de budget) le plus long de l'histoire américaine, avec 35 jours jusqu'au 25 janvier.

Cette décision intervient également alors que le gouvernement américain impose désormais aux migrants sud-américains d'attendre au Mexique toute décision sur leur demande d'asile.

C.P. avec AFP