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Venezuela: au moins 7 morts et 61 blessés lors de manifestations

Manifestation en faveur du président élu du Venezuela, Nicolas Maduro

Manifestation en faveur du président élu du Venezuela, Nicolas Maduro - -

Les manifestations lancées après l'élection de Nicolas Maduro à la présidence du Venezuela ont fait au moins 7 morts. Le président élu a en réaction interdit un rassemblement de l'opposition mercredi.

La contestation qui a suivi la désignation de Nicolas Maduro, le dauphin d'Hugo Chavez, à la présidence du Venezuela, a sombré dans la violence mardi. Les manifestations lancées par l'opposition ont fait au moins sept morts, dont un policier, et 61 blessés.

Le président élu Nicolas Maduro a aussitôt réagi en interdisant un rassemblement de l'opposition. Il a également imputé les victimes à l'opposition "fasciste".

Pour son opposant à l'inverse, c'est le gouvernement qui a "ordonné" la violence. Dans un message publié mardi sur son compte Twitter, Henrique Capriles a fustigé la "responsabilité" de l'"illégitime" Nicolas Maduro.

El ilegítimo y su Gobierno ordenó que exista violencia para evitar el conteo de los votos!Ellos son los responsables!
— Henrique Capriles R. (@hcapriles) 16 avril 2013

Parmi les victimes, un partisan de Nicolas Maduro âgé de 45 ans tué dans la périphérie de Caracas, et un fonctionnaire de police de l'Etat de Tachira dans l'ouest du pays. Le parquet général vénézuélien a précisé que 135 personnes avaient été interpellées au cours des manifestations.

Maduro "illégitime" pour l'opposition

Le candidat malheureux Henrique Capriles, qui réclame un nouveau comptage des votes après l'élection qui s'est tenue dimanche, considère le président élu comme "illégitime". Il avait incité lundi ses sympathisants à "montrer leur colère", mais sans "tomber dans le piège de la violence".

Dans la nuit de lundi à mardi, des milliers de "caprilistes" sont donc descendus dans les rues de la capitale Caracas et d'autres villes du pays, provoquant des incendies et des dégradations.

Nicolas Maduro, qui a affirmé être "le fils de Chavez", avait de son côté opposé une fin de non-recevoir à son adversaire, qualifiant de "caprices de bourgeois" la demande d'un nouveau comptage. Il avait accusé Henrique Capriles d'orchestrer un "coup d'état".


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M. G. et M. T. avec AFP