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Sahel: la famille de l'otage français lance un appel vidéo aux ravisseurs

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La famille de Francis Collomp, 63 ans, a lancé un appel aux ravisseurs pour demander sa libération. Le français a été enlevé dans le nord du Nigéria le 19 décembre dernier.

C'est l'appel d'une famille dans la détresse. Les proches de Francis Collomp, 63 ans, enlevé dans le nord du Nigéria le 19 décembre, ont lancé un appel aux ravisseurs. Ils demandent sa libération, rappelant qu'il est "malade et a besoin d'un traitement régulier", dans une vidéo postée sur YouTube et enregistrée par le site d'information réunionnais Imaz press Réunion.

"Je m'adresse aux ravisseurs de Monsieur Collomp Francis", déclare la belle-soeur de l'otage français, Gilda Marbois.

Elle rappelle que l'ingénieur français travaillant pour l'entreprise Vergnet, spécialisée dans les éoliennes et les énergies renouvelables, est un "gros malade cardiaque qui a besoin d'un traitement régulier". "Il ne voulait que vous faire du bien, il voulait vous aider" dit-elle encore.

Retrouvez la vidéo de l'appel de la famille.

Un enlèvement revendiqué par le groupe islamiste Ansaru

Le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot a déclaré lundi "ne pas avoir de commentaire à faire sur la publication de cette vidéo". "C'est une décision qui appartient à la famille de M. Collomp", a-t-il dit.

"Tous les services de l'Etat restent entièrement mobilisés pour obtenir la libération de nos compatriotes retenus en otages. Le centre de crise du ministère des Affaires étrangères est en liaison très régulière avec leurs familles", a rappelé Philippe Lalliot.

L'ingénieur, qui vit à la Réunion et dont l'épouse est réunionnaise, a été enlevé le 19 décembre à Rimi, dans l'Etat du Katsina au nord du Nigéria. Un enlèvement perpetré lors d'une attaque de sa résidence par une trentaine d'hommes armés.

Le rapt a été revendiqué par le groupe islamiste Ansaru qui serait lié au groupe islamiste Boko Haram. Il a justifié le rapt par "la position du gouvernement français et des Français contre l'islam et les musulmans". Il évoque notamment l'intervention militaire en préparation dans le nord du Mali et la loi de 2011 contre le port du voile intégral en public.

En signe de solidarité avec l'ingénieur, la ville du Port où il résidait a déployé sur la façade de sa mairie une grande photo de lui.