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Journalistes tués au Mali: les événements de la journée du 4 novembre

La directrice de France Médias Monde, Marie-Christine Saragosse, et la directrice de RFI, Cécile Megie, marchent aux côtés de journalistes maliens, lundi, à Bamako, pour rendre hommage aux deux journalistes français assassinés.

La directrice de France Médias Monde, Marie-Christine Saragosse, et la directrice de RFI, Cécile Megie, marchent aux côtés de journalistes maliens, lundi, à Bamako, pour rendre hommage aux deux journalistes français assassinés. - -

La gendarmerie malienne a annoncé l'interpellation d'une dizaine de suspects, après la mort de deux journalistes français, samedi, à Kidal. L'information a été démentie par Paris, qui a précisé que des opérations "sont en cours", sur place, pour retrouver les suspects. Les corps des deux journalistes doivent être rapatriés en France dans la nuit de lundi à mardi.

Après la stupeur, la volonté de comprendre. Une dizaine de suspects auraient été interpellés après le double meurtre samedi, au Mali, des deux journalistes français de RFI. C'est ce qu'a annoncé la gendarmerie malienne, peu de temps avant d'être démentie par Paris.

Peu de temps avant ces annonces, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré que des "opérations pour identifier un certain nombre de personnes dans des campements" ont été lancées dimanche et étaient toujours "en cours", lundi.

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19h15 - Un crime "odieux" et "politique"

Invité de BFMTV, lundi soir, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a qualifié l'assassinat des deux journalistes français de RFI de "crime odieux" et "politique", qui "hélas, fait partie de la guerre au Mali". "L'horreur de ce crime et sa signification lourde pour le processus politique ne doit pas masquer qu'il y avait toute une colonne d'extrêmistes qui descendaient vers le centre du pays, vers Bamako. En prenant la capitale, ils auraient sans doute créé beaucoup plus de difficultés", a-t-il rappelé.

18h25 - Cérémonie d'hommage à l'aéroport de Bamako

Selon notre envoyée spéciale sur place, une cérémonie d'hommage aux journalistes est prévue à 18h30 à l'aéroport de Bamako, en présence du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Les dépouilles de Ghislaine Dupont et Claude Verlon seront ensuite rapatriées à Paris via un vol Air France qui partira dans la soirée de lundi pour arriver en France aux alentours de 6 heures du matin, mardi.

18h15 - Les journalistes maliens défilent en hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Marche des journalistes maliens en hommage à leurs confrères français assassinés, lundi à Bamako.
Marche des journalistes maliens en hommage à leurs confrères français assassinés, lundi à Bamako. © -

Des centaines de journalistes maliens ont marché ce lundi en silence, à Bamako, pour rendre hommage aux deux journalistes français assassinés samedi. Une délégation de la direction de Radio France Internationale (RFI) où travaillaient les deux journalistes tués, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, venue organiser le rapatriement de leurs corps en France, a participé à la marche. Marie-Christine Saragosse, présidente de France Médias Monde, et Cécile Megie, directrice de RFI, étaient notamment présentes.

"Nous avons organisé cette marche silencieuse pour dire : 'Plus jamais ça!', les auteurs de ce crime doivent être punis", a déclaré Makan Koné, président de la Maison de la presse de Bamako.

16h15 - Le Sénat rend hommage aux deux journalistes assassinés

Les sénateurs ont rendu lundi un hommage solennel à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, les deux journalistes de RFI tués samedi au Mali. En présence de la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, ils ont observé, debout, une minute de silence, après avoir écouté un hommage rendu par le président de séance, Thierry Foucaud (CRC, communiste, républicain et citoyen).

"A la demande du président Jean-Pierre Bel, au nom du Sénat tout entier, je veux assurer leurs familles de notre soutien et leur présenter nos condoléances les plus attristées", a notamment déclaré Thierry Foucaud.

14h30 - "Nous sommes tous en deuil"

Reçue à Bamako, ce lundi, par le président Ibrahim Boubacar Keïta, Marie-Christine Saragosse, PDG de France Médias Monde, évoque un "moment de très grande émotion". "Le président Keïta, comme nous, est en deuil, le Mali est en deuil. Nous sommes tous en deuil. Le président a été un être humain avec nous, avec beaucoup d'émotion. Mais il a aussi, comme nous tous, une très grande colère, une indignation devant ce qu'il s'est passé, cet acte à la fois barbare et absurde".

14h20 - "Nous ferons tout pour retrouver les coupables", assure le président malien

Recevant à Bamako des membres de la direction de RFI, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé ce lundi que "tout" sera fait "pour retrouver les coupables" de l'assassinat des deux journalistes de RFI. "Aujourd'hui même, nous avons ouvert une enquête judiciaire sur ces assassinats et ce soir des enquêteurs français sont attendus ici pour travailler main dans la main avec leurs collègues maliens", a-t-il ajouté.

"Nous partageons le choc, nous aussi nous sommes submergés par l'émotion" provoquée par l'assassinat des deux journalistes, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a-t-il affirmé, ajoutant: "RFI dans notre pays a non seulement des auditeurs, mais des membres d'une même famille".

13h55 - Une enquête qui prendra du temps, selon Valls

"La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) ont été co-saisies par le parquet de Paris pour faire toute la lumière sur cet incident dramatique", a indiqué Manuel Valls, en marge d'un déplacement à Bezons (Val-d'Oise).

"Cela nécessite du temps. Je ne doute pas que nous aurons tous les éléments sur cet assassinat épouvantable", a par ailleurs affirmé le ministre de l'Intérieur.

13h01 - La France "fera tout pour retrouver" les assassins des journalistes de RFI déclare Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault a assuré ce lundi, en marge d'un déplacement à Saint-Etienne, que la France ferait "tout pour retrouver les auteurs des assassinats" des journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tués samedi au Mali. Le Premier ministre s'est dit "profondément touché comme tous les Français" par ces assassinats.

"La France va poursuivre ses recherches, elle veut combattre les auteurs de cette horreur", a assuré le chef du gouvernement.

12h50 - Hommage à Radio France aux deux journalistes de RFI assassinés

Les journalistes de Radio France se sont rassemblés lundi midi à l'intérieur de la Maison de la Radio pour rendre hommage à leurs deux confrères de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

Devant environ 200 personnes, dont les principaux dirigeants de Radio France et RFI, Jean-Luc Hess, le président du groupe audiovisuel public, a expliqué qu'il avait tenu à ce rassemblement pour honorer "nos deux camarades assassinés au Mali".

12h40 - Les corps des deux victimes rapatriés mardi matin

Les corps des deux journalistes de Radio France Internationale (RFI) assassinés samedi à Kidal (Mali) arriveront mardi matin à l'aéroport de Roissy. Ghislaine Dupont, 57 ans, et Claude Verlon, 55 ans, vont être rapatriés à bord du vol Air France AF3873, dont l'arrivée à Roissy-Charles-de-Gaulle est prévue à 6h10.

11h27 - "Il va falloir renforcer la présence militaire française au Mali"

C'est ce que déclare la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem. Relevant que la France avait encore "près de 3.000 hommes" sur place, la ministre, invitée des Echos-TV qui l'interrogeaient sur l'assassinat de deux journalistes français à Kidal, la ministre a dit: "Il va sans doute falloir renforcer encore cette présence pour pouvoir faire reculer le terrorisme".

11h45 - Cinq jeunes auraient été interpellés à Igouzar

Selon les informations de TF1, cinq suspects auraient été arrêtés à Igouzar à 40 km de Kidal, la ville où les deux journalistes avaient été enlevés. Il s'agirait de cinq jeunes gens liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et à Ansar Dine, un groupe touareg de confession musulmane.

Tôt ce matin, le ministre des Affaires étrangères avait démenti l'arrestation de cinq suspects.

11h25 - Pour Marine Le Pen, ce double-assassinat ne doit pas remettre en cause la présence militaire française au Mali

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé lundi que l'assassinat de deux journalistes de RFI ne devait pas remettre en cause la présence militaire française au Mali mais révélait "l'incohérence de la politique étrangère de la France".

11h20 - Les journalistes auraient eu la gorge tranchée

Dans un article publié le 2 novembre, Adam Nossiter du New York Times affirme que les deux reporters auraient été retrouvés la gorge tranchée, citant une source militaire malienne. Selon les informations de nos confrères du Monde, l'information est fausse.

10h28 - Départ prévu de policiers français pour Bamako

Des policiers français devaient quitter Paris lundi pour Bamako afin d'enquêter sur le meurtre des deux journalistes de RFI samedi à Kidal (nord-est du Mali). Le parquet de Paris avait ouvert samedi une enquête préliminaire pour des "faits d'enlèvement et séquestration suivis de meurtres en lien avec une entreprise terroriste".

9h42 - Une dizaine de suspects auraient été interpellés, mais Paris ne confirme pas

C'est ce qu'a annoncé la gendarmerie malienne. "Une dizaine de suspects ont été interpellés dans la région de Kidal, après l'assassinat des deux journalistes" de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a indiqué une source à la gendarmerie de Gao, la grande ville du nord du Mali. "Nous commençons à avoir des éléments à ne pas négliger", a-t-elle ajouté.

A Paris, l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a démenti qu'il y ait eu des interpellations: "Pour nous, France et Serval, (nom de l'opération militaire française au Mali), aucune arrestation".

8h44 - Des opérations "en cours" selon Fabius

Des "opérations pour identifier un certain nombre de personnes dans des campements" ont été lancées dimanche et étaient toujours lundi "en cours" après le double meurtre samedi au Mali de deux journalistes français, a déclaré le ministre des Affaires étrangèresLaurent Fabius.

Interrogé par RTL sur une arrestation de cinq suspects remis aux militaires français à Gao, le ministre a indiqué n'avoir pas cette information. Il n'a pas donné d'autre indication sur les opérations "en cours" dans des campements.

8h36 - Des "indications permettant de remonter la trace" affirme l'entourage du ministre de la Défense.

Les forces françaises disposent "d'indications permettant de remonter "la trace" des meurtriers des deux reporters français enlevés et tués à Kidal, au Nord-Mali, a indiqué lundi matin une source proche du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

"Nous avons un certain nombre d'indications qui nous permettent de remonter la trace et nous espérons pouvoir y parvenir", a indiqué cette source, interrogée sur l'enquête autour des meurtres des envoyés spéciaux de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

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● Des opérations sont en cours depuis dimanche pour retrouver des suspects

● Les autorités maliennes et françaises ont ouvert à Paris et à Bamako des enquêtes judiciaires

● Les deux envoyés spéciaux de RFI ont été assassinés alors qu’ils étaient en reportage dans la région de Kidal

• Leurs dépouilles vont être rapatriées en France dans la nuit de lundi à mardi

Caroline Piquet et Adrienne Sigel avec AFP