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Afflux de migrants en Grèce: un enfant mort au large de Lesbos lors d'un naufrage

Embarcation de migrants sur une plage de la mer Egée (Grèce), 28 février 2020

Embarcation de migrants sur une plage de la mer Egée (Grèce), 28 février 2020 - ARIS MESSINIS / AFP

Aucun détail n'a été donné sur la nationalité ou l'âge de l'enfant.

Un petit garçon est mort lundi au large de l'île grecque de Lesbos lors du naufrage d'une embarcation de fortune chargée d'une cinquantaine de migrants, a indiqué une porte-parole de la police portuaire.

Les garde-côtes grecs sont intervenus auprès d'un canot qui s'est renversé vers 8h30 heure locale (7h30 en France) au large de l'île de la mer Egée.

"46 personnes sont saines et sauves" mais un enfant a été repêché "inconscient" et n'a pas pu être ranimé tandis qu'un deuxième enfant a été hospitalisé, a indiqué cette responsable. Ce dernier serait hors de danger.

L'embarcation, en provenance des côtes turques voisines, "a été renversée par les personnes à bord après son entrée dans les eaux grecques, une habitude des passeurs pour déclencher une opération de sauvetage", a indiqué un communiqué des garde-côtes.

La Turquie a ouvert ses portes

Environ 1300 demandeurs d'asile sont arrivés entre dimanche matin et lundi matin sur les cinq îles grecques de la mer Egée (Lesbos, Chios, Leros, Kos et Samos) proches de la Turquie, où se trouvent les centres d'accueil et d'enregistrement des demandeurs d'asile. Une nette augmentation depuis la décision d'Ankara d'ouvrir ses portes aux migrants, a indiqué Manos Logothetis, secrétaire du service d'asile grec.

"L'augmentation du nombre d'arrivées est importante, on est passé de 200-300 en moyenne la semaine dernière à 500-800 ces derniers jours", a indiqué Manos Logothetis.

La majorité des migrants sont arrivés à Lesbos, principale porte d'entrée des demandeurs d'asile en Europe ces derniers mois.

A la suite de l'escalade des tensions dans le nord-ouest de la Syrie, la Turquie a décidé de laisser le flux migratoire se diriger vers les frontières extérieures de l'Europe, soit les frontières gréco-turques et gréco-bulgares, pour faire pression sur l'Occident.

L.A. avec AFP