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Calais: plus de 500 migrants expulsés d'une zone industrielle

Les forces de l'ordre ont évacué plusieurs centaines de migrants vendredi matin, dans la zone industrielle des Dunes. Ils ont été vers différents centres.

Les services de l'Etat et de la police ont expulsé vendredi matin plus de 500 migrants installés sous des tentes dans une zone industrielle de Calais et les ont conduits en centres d'accueil ou de rétention administrative.

519 personnes prises en charges

"Dans le cadre de cette opération, de nouvelles maraudes ont été effectuées sur le site et ont permis de proposer à la population migrante une mise à l'abri dans différents centres d'accueil et d'hébergement", rapporte dans un communiqué la préfecture du Pas-de-Calais.

"519 personnes isolées, réparties dans seize bus, ont été prises en charge et transportées vers des centres situés dans la région Hauts-de-France et d'autres régions françaises", poursuivent les autorités.

"Treize personnes (familles et mineurs) ont été orientées vers des centres d'hébergement et de réadaptation sociale. Enfin, vingt personnes en situation irrégulière ont été interpellées en vue d'un placement en retenue administrative", ajoute-t-elle.

Deux terrains occupés

Selon les autorités, l'occupation de deux terrains de "manière illicite et prolongée par des migrants en l'absence de toute autorisation des propriétaires", dans la zone des Dunes, occasionnait "de sérieux problèmes de sécurité, de salubrité et de tranquillité, en particulier pour les riverains situés juste à proximité et aux alentours."

"La maire de Calais avait appelé l'attention des services de l'État sur ces difficultés. Les propriétaires des terrains concernés ont saisi le président du Tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer", qui a rendu deux ordonnances d'expulsion le 10 juin, affichées jeudi par voie d'huissier sur les terrains occupés, affirme la préfecture.

"Suite à l'accord du ministre de l'Intérieur," le préfet du Pas-de-Calais "a décidé d'octroyer le concours de la force publique sur ce secteur".

Par B.R. avec AFP