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Un inhibiteur de méthane pour réduire l'effet des pets des vaches

Les vaches émettent beaucoup de méthane, un gaz à effet de serre (illustration)

Les vaches émettent beaucoup de méthane, un gaz à effet de serre (illustration) - Philippe Huguen - AFP

L'enjeu est de taille puisque le méthane est un puissant gaz à effet de serre, émis en partie par les pets et rots des vaches.

Qu'on se rassure, le procédé n'a aucune conséquence sur la production de lait. Des chercheurs américains ont démontré qu'il était possible de réduire de 30% les émissions de gaz des vaches grâce à un inhibiteur de méthane. Or, au Royaume-Uni par exemple, les pets et rots des vaches et autres ruminants sont responsables d'un quart des émissions de ce polluant, un gaz à effet de serre 25 fois plus nocif pour l'atmosphère que le CO2.

L'étude, publiée au début du mois par l'Académie nationale des sciences américaine (PNAS), et repérée par Le Figaro, met en avant les effets du 3NOP, ou 3-nitrooxypropanol, qui agit sur les tissus du système digestif des vaches. En effet, c'est lorsque les bovidés ruminent que la fermentation de leur nourriture produit du méthane. On parle de méthanogénèse.

Un tiers de méthane en moins

Les chercheurs de l'université de Pennsylvanie estiment qu'en intégrant du 3NOP à leur alimentation, il est possible de réduire d'un tiers le méthane émis par les vaches. La méthode a été testée pendant trois mois sur 48 vaches laitières de race Holstein, et elle a fait ses preuves. Mieux, les effets ont perduré au-delà des 12 semaines de test.

Une option qui pourrait être développée sous peu, d'autant que ce traitement de la nourriture n'a pas de conséquence a priori sur l'organisme des vaches, leur ingestion de nourriture ou la qualité du lait produit. Au contraire, le lait contiendrait plus de protéines et de lactose. Quant au méthane émis malgré tout, il pourra toujours servir de combustible pour les avions.

A. D.