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Comment la ville de Paris s’adapte aux nouveaux moyens de transport

SÉRIE D'ÉTÉ- Les nouvelles mobilités à Paris: En quelques mois, de nouveaux acteurs de la mobilité ont fait leur apparition dans les rues de Paris. Une arrivée qui pousse la ville à s'organiser pour faire cohabiter tous ces moyens de transport dans l'espace public.

Les trottoirs parisiens ont depuis quelques mois de nouveaux locataires. Leurs noms: Cityscoot, Coup, Ofo, oBike, Mobike ou encore Lime, des scooters en libre-service au vélo sans borne en passant par la trottinette électrique, ces nouveaux moyens de transport s'imposent peu à peu dans le quotidien des Parisiens comme alternative à la voiture ou en complément aux transports en commun. 

Mais pour les adopter, les usagers doivent pouvoir passer d'un mode de transport à un autre de manière la plus fluide possible.

Du tout voiture à la "multimodalité"

Cette "multimodalité" est l'un des enjeux majeurs des années à venir pour les villes en matière de déplacements. 

"Nos villes doivent passer de la mobilité du 20e siècle qui était le tout voiture, ce qu'on appelle aujourd'hui 'l'autosolisme', où on est seul dans sa voiture et on considère que la voiture est le seul moyen de déplacement, à l'ère de la multimodalité", explique Christophe Najdovski, maire-adjoint en charge des Transports à Paris. 

"C'est ça l'avenir de la mobilité dans nos villes, c'est le fait de pouvoir utiliser dans une même journée plusieurs modes de transport différents et pour cela, il faut que ce soit simplement efficace. Il faut que ce soit rapide, il faut que ce soit fluide", poursuit l'élu. 

Ces derniers mois, la cohabitation entre les différents modes de transport a néanmoins causé plusieurs problèmes comme le partage de la route ou le stationnement sauvage. La ville a donc fait signer une charte de bonne conduite aux opérateurs de scooters et de vélos en libre-service, bientôt imités par les entreprises de trottinettes partagées. 

Des applis multiples bientôt regroupées? 

Mais pour chacun de ces services, les usagers doivent télécharger une application dédiée. A l'avenir, pour rendre cette utilisation plus simple, elles pourraient être regroupées dans un badge type Pass Navigo ou dans une seule et même application. 

"Il faut qu'il y ait une collaboration entre la mairie qui agrège les applications, ou avec l'Ile-de-France, comme cela a été fait avec le covoiturage. Elle a intégré à Vianavigo pour le covoiturage 17 applications. Demain, on peut tout à fait imaginer que dans Vianavigo on puisse aussi bien prendre un Cityscoot ou prendre un Ofo", espère Aymeric Weyland, directeur du salon Autonomy.

Avec la révolution numérique, la manière de se déplacer évolue en permanence et nécessitera une collaboration étroite entre services publics et privés pour parvenir à une mobilité plus connectée, propre et partagée. 
C. B avec Alexandre Chauveau