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Paris: une charte de bonne conduite pour les vélos et les scooters en libre-service

Les opérateurs de vélo en libre-service ont signé une charte de bonne conduite à la mairie de Paris.

Les opérateurs de vélo en libre-service ont signé une charte de bonne conduite à la mairie de Paris. - Geoffroy Van der Hasselt - AFP

Les opérateurs de vélos ou de scooters en libre-service ont pris des engagements ce mercredi auprès de la mairie de Paris pour encadrer leurs services. Les questions du stationnement et d'une redevance d'occupation du domaine publique doivent encore être discutées.

En quelques mois, ils sont apparus et se sont multipliés à Paris. Les vélos et les scooters en libre-service font désormais partie du paysage urbain de la capitale. Ces nouvelles solutions de mobilité pratiques, surtout en pleine crise du Vélib' se sont installées successivement, sans que de cadre ne soit vraiment établi.

Une première étape a été franchie ce mercredi avec la signature à l'Hôtel de ville de Paris d'une charte de bonne conduite de ces opérateurs. Deux textes ont été adoptés, l'un par les opérateurs de scooters en libre service (Cityscoot et COUP) et l'autre par les acteurs du vélo sans borne (notamment Ofo ou Mobike). Depuis six mois, cette dizaine d'opérateurs discutait avec la mairie de Paris.

"Ces opérateurs ne resteront longtemps à Paris et n'auront un service rentable que si et seulement si c'est accepté par les Parisiens et qu'ily a un minimum de discipline et de respect de l'espace public", a expliqué Jean-Louis Missika, maire-adjoint en charge de l'urbanisme. 

Un cadre pour "montrer l'exemple"

"C'est important pour les futurs acteurs de montrer l'exemple et qu'il y ait une charte qui soit là pour savoir dans quel cadre ils peuvent arriver", souligne Maureen Houel, directrice générale de COUP. 

La charte engage notamment les opérateurs à prendre en charge les engins gênants.

"Les vélos qui sont devenus des épaves doivent être traités par l'opérateur. Ou sinon c'est le service d'encombrants de la ville de Paris qui s'en occupe, mais ce n'est pas gratuit et nous faisons payer la facture à l'opérateur", prévient Jean-Louis Missika. 

Du côté des scooters, là aussi, les opérateurs ont pris comme engagement d'enlever les scooters dont le stationnement est considéré comme dangereux, dans un délai de 24 heures. D'ici la fin de l'année, ils devront aussi avoir recours à des véhicules de maintenance propres. 

Quelles solutions pour encadrer le stationnement?

La charte n'a toutefois pas réglé certains points comme la question du stationnement anarchique sur les trottoirs. Plusieurs pistes sont à l'étude, des zones de stationnement obligatoires pourraient être signifiées à l'utilisateur sur son application mobile ou bien matériellement marquée au sol.

La question d'une redevance pour occupation du service public versée à la mairie de Paris devra aussi être discutée. Cette charte, prévue comme étant "évolutive" fera l'objet de nouvelles discutions chaque année. D'autres moyens de transport pourraient être concernés à l'avenir comme les trottinettes électriques en libre-service du groupe Lime, qui viennent juste de s'installer à Paris. 

Carole Blanchard avec Raphaël Maillochon