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Selon le WWF, les Japonais ont tué plus de 50 baleines dans une zone protégée d'Antarctique

Baleine de Minke sur le point d'un baleinier japonais.

Baleine de Minke sur le point d'un baleinier japonais. - Institute of Cetacean Research / FILES / AFP

Les baleiniers japonais continuent de tuer par centaines les petits rorquals de l'Antarctique.

Au premier jour des 67e négociations de la Commission baleinière internationale (CBI) qui s'ouvrent au Brésil, le WWF révèle que les baleiniers japonais ont tué plus de 50 petits rorquals (ou baleine de Minke) dans une zone protégée de l'Antarctique. Un manquement aux règles que le Japon justifie depuis des années par un programme de "recherche scientifique". 

Lors de ces négociations ouvertes mardi, le Japon tentera de faire valoir le point de vue selon lequel les baleines sont suffisamment nombreuses pour que reprenne la chasse commerciale. Depuis 1986, les abattages commerciaux sont interdits, mais certaines autres nations comme la Norvège ou l'Islande se sont aussi octroyé des exemptions.

Plus de 300 rorquals tués au cours de l'année 2018

La chasse nippone dans l'Antarctique a conduit à l'élimination de 333 petits rorquals, dont 122 femelles enceintes. La pêche à la baleine est défendue par une partie des milieux politiques nippons comme étant une tradition à préserver.

Mais s'il est exact que la chair de cétacés a constitué une salvatrice source de protéines dans les années de l'immédiat après-guerre, aujourd'hui, la plupart des Japonais disent ne pas en manger, ou très rarement.

L’analyse d’un document du comité scientifique de la CBI par le WWF montre que trois navires japonais ont tué des dizaines de petits rorquals dans une partie de la zone de protection marine de la mer de Ross en janvier et février 2018. 

La Cour internationale de justice a statué en 2014 que le Japon devait annuler tous les permis de "chasse à la baleine" existants dans l'océan Austral. Mais à la place, le pays s'est simplement octroyé un nouveau permis pour continuer sa chasse dans l'Antarctique jusqu'en 2027.

D. N.