BFM Business

Mark Zuckerberg annonce avoir banni Donald Trump de Facebook pour une durée indéterminée

La page Facebook de Donald Trump.

La page Facebook de Donald Trump. - SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le président américain ne pourra plus utiliser son compte pendant au moins deux semaines. La décision vaut également pour Instagram, filiale de Facebook.

Après l'invasion du Capitole à Washington, qui a fait quatre morts ce 6 janvier, les sanctions numériques contre Donald Trump se renforcent. Le président américain, qui avait à de nombreuses reprises assuré à tort avoir été victime de fraudes lors de l'élection américaine, a finalement vu une vidéo supprimée pour la première fois par YouTube, Twitter et Facebook.

Si Twitter avait annoncé une suspension de douze heures, Facebook avait opté pour une sanction de vingt-quatre heures. Mais dans une publication mise en ligne ce 7 janvier, Mark Zuckerberg, fondateur et patron de Facebook, annonce que le président américain ne pourra plus accéder à son compte durant deux semaines, au minimum.

"Nous pensons que les risques de laisser le Président utiliser notre plateforme durant cette période sont tout simplement trop importants. Ainsi, nous prolongeons indéfiniment le blocage de ses comptes Facebook et Instagram et pour au moins deux semaines, jusqu'à ce que la transition pacifique du pouvoir soit achevée" explique ainsi Mark Zuckerberg. Joe Biden prendra ses fonctions le 20 janvier prochain.

Dans son message, le dirigeant de 36 ans accuse Donald Trump d'avoir "fermé les yeux plutôt que condamné" les manifestations violentes de certains de ses partisans. C'est dans cette optique que la vidéo de Donald Trump les appelant à rentrer chez eux tout en évoquant toujours de supposées fraudes électorales a été considérée comme dangereuse.

Jusque-là, Twitter comme Facebook avaient toujours choisi de laisser accessibles les publications de Donald Trump allant à l'encontre de leur réglement en vertu de l'intérêt public de sa communication. Celles-ci étaient encadrées de messages d'avertissement, qui n'ont eu que peu d'effets sur la viralité des contenus du président américain.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech