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Rouen: rassemblement contre l'homophobie après une violente agression

Rassemblement contre l’homophobie à Rouen, le 3 novembre 2018

Rassemblement contre l’homophobie à Rouen, le 3 novembre 2018 - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Ils étaient 800 à protester contre l’agression d’un homme la semaine dernière à la sortie d’une boîte de nuit.

Près de 800 personnes se sont rassemblées ce samedi sur le pont Pierre-Corneille à Rouen pour dénoncer les actes homophobes après la violente agression d'un homme de 34 ans à la sortie d'une boîte de nuit, a-t-on appris auprès des organisateurs et de la police.

Plusieurs temps de parole ont été organisés, en présence du maire de Rouen Yvon Robert, et de familles venues avec des enfants qui tenaient des drapeaux arc en ciel. Une lettre transmise par la victime de l'agression a été lue, a constaté un photographe de l'AFP. "On a voulu dénoncer la banalisation du discours homophobe. Il y a toujours plus d'agressions", a déclaré à l'AFP Géraldine Chambon du centre LGBTI de Normandie. Une chaîne humaine a clôturé le rassemblement.

La victime de l'agression, qui a porté plainte contre X la semaine dernière, a expliqué aux enquêteurs avoir été "frappée à de très nombreuses reprises, avec de nombreuses insultes homophobes" après être "montée volontairement dans une voiture à la sortie d'une boîte de nuit rouennaise".

Selon son récit, "ses agresseurs sont parvenus à lui dérober 800 euros. La victime est ensuite parvenue à prendre la fuite, en profitant du sas de sortie d'une banque où il était entré pour aller retirer de l'argent au guichet sur demande de ses agresseurs", selon une source proche de l'enquête.

Un autre rassemblement contre l’homophobie à Marseille

À Marseille, entre 200 et 300 personnes se sont également réunies sur le Vieux-Port, en portant des drapeaux arc-en-ciel. Ils ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes d'actes homophobes, dont plusieurs ont eu lieu dans le centre-ville et dans la région, comme à Arles où un étudiant homosexuel a été jeté dans le Rhône en juin.

"Je me fais insulter, traiter de tous les noms, il faut que ça cesse", a témoigné auprès de l'AFP Vincent, un étudiant marseillais de 21 ans, drapeau arc-en-ciel sur le dos, en expliquant ne pas pouvoir "tenir la main de (son) copain en public dans certains quartiers de Marseille".

Pour Emilie, étudiante de 19 ans, depuis "le mariage pour tous, les gens ont l'impression que tout va bien... Mais l'homophobie continue. Il faut changer les mentalités, surtout chez les jeunes, ça passe par eux".

M.J. avec AFP