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Mur anti-migrants près de Tarbes: réunion en préfecture vendredi

Une photo remise par le Collectif Séméac opposé à l'installation de migrants dans un hôtel de la ville

Une photo remise par le Collectif Séméac opposé à l'installation de migrants dans un hôtel de la ville - STRINGER / COLLECTIF SEMEAC / AFP

La préfecture des Hautes-Pyrénées recevra vendredi les riverains opposés à l'accueil de migrants, dans un hôtel de Séméac dans la banlieue de Tarbes.

Une réunion est prévue vendredi à la préfecture des Hautes-Pyrénées après la construction lundi matin par des riverains d'un mur bloquant l'accès à un hôtel destiné à accueillir des demandeurs d'asile, près de Tarbes, a indiqué mardi la préfecture.

Afin de "mettre fin au plus vite à cette situation de blocage, et en parallèle des éventuelles actions juridiques que les uns ou les autres pourraient engager", la préfecture "a ouvert des discussions avec l'ensemble des parties", qu'elle réunira dans ses locaux vendredi matin, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

2 mètres de haut sur 18 mètres de long

Cette réunion doit rassembler les opposants au projet, l'Adoma (ex-Sonacotra) qui doit gérer le centre d'accueil des demandeurs d'asile, la commune et les autorités préfectorales.

Ce mur de près de 2 mètres de haut et 18 mètres de long "a été édifié sur une propriété privée, avec l'accord du propriétaire", et "a pour effet d'enclaver complètement la parcelle de l'hôtel", rappelle la préfecture, qui relève que "l'hôtel est vide" et qu'"aucun trouble à l'ordre public n'est pour le moment engendré par cet état de fait".

Situé à Séméac, commune de 5.000 habitants située dans la banlieue de Tarbes, cet hôtel Formule 1 fait partie des 62 établissements premier prix du groupe AccorHotels rachetés par la SNI (filiale de la Caisse des Dépôts) pour devenir des structures d'hébergement et d'accueil, gérées par Adoma (ex-Sonacotra). 

Ce nouveau dispositif d'hébergement de migrants dans des hôtels à bas coûts, à l'initiative du ministère de l'Intérieur, a commencé à faire des vagues dans certaines communes. Mais c'est la première fois qu'une action aussi symbolique est entreprise par des riverains.

C.Br. avec AFP