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Mont-Blanc: une réglementation de l'ascension dès l'été 2019

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Illustration - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Selon la mairie de Saint-Gervais, l'ascension du Mont-Blanc par la voie "normale" sera réglementée dès l'été 2019.

L'ascension du Mont-Blanc par sa voie "normale" sera réglementée dès l'été 2019 pour les alpinistes non accompagnés d'un guide, les contours de cet encadrement restant à définir, a-t-on appris mardi auprès de la mairie de Saint-Gervais (Haute-Savoie).

"C'est une décision difficile mais une vraie bonne décision car le Mont-Blanc n'est pas une course comme les autres. Elle se prépare", a affirmé à l'AFP Jean-Marc Peillex, le maire de cette commune, d'où part la voie classique vers le géant alpin (4.810 mètres). 

Selon la préfecture rien n'est acté

Contactée par l'AFP, la préfecture de Haute-Savoie a souligné que "rien n'était acté" et que la "mise en place" de "pistes de réflexions" était "actuellement en travail". "L'application technique et juridique de cette réglementation n'est pas définie", a-t-elle ajouté. "Les modalités de la méthode vont s'affiner", a confirmé Jean-Marc Peillex, qui a cependant développé les deux principaux pivots de cette future restriction d'accès.

Une autorisation ne pourrait être délivrée par l'office du tourisme de Saint-Gervais que si le ou les candidats à l'ascension sans guide peuvent justifier d'une réservation dans un des refuges situés sur l'itinéraire, de plus en plus prisé chaque année. Et il y aurait un "quota de 214 alpinistes autorisés chaque jour à effectuer l'ascension", a-t-il précisé, confirmant une information du Dauphiné Libéré.


"Ce n'est pas une sanction pour les alpinistes mais simplement du bon sens: nous souhaitons que le nombre de personnes qui partent vers le Mont-Blanc corresponde au nombre de places disponibles dans les refuges", a ajouté le maire de Saint-Gervais.

L'élu a également annoncé la possible création d'une "brigade blanche", chargée de faire respecter la nouvelle réglementation au départ du train menant au pied de l'ascension.

"C'est toute la chaîne de réservation, peu adaptée, qui va être revue et centralisée. Avec l'espoir que de nouvelles façons d'aborder le Mont-Blanc émergeront", a conclu Jean-Marc Peillex.

Une décision non concertée pour le maire de Chamonix

De son côté, la commune voisine, Chamonix, a regretté une décision "non concertée" qui va l'obliger "à prendre des mesures permettant (d'en) gérer les effets négatifs". "Il est déplorable qu'une analyse plus globale des solutions qui pourraient être mises en oeuvre sur l'ensemble des voies d'accès du Mont-Blanc n'ait pas été travaillée", dénonce Éric Fournier, le maire de la ville, cité dans un communiqué. Il déplore que des "incivilités, inadmissibles et largement médiatisées", aient conduit à l'adoption d'une réglementation "sans que soient mesurées (ses) incidences et (ses) effets de bord sur les autres voies d'accès au sommet", sur lesquelles se reportent les alpinistes exclus de la voie normale.

Le toit de l'Europe, sur-fréquenté et parfois peu respecté, a déjà fait l'objet de restrictions similaires provisoires au plus fort de la saison estivale cette année.

B.L. avec AFP