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La surpêche touche plus d'un quart des poissons en France

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La tendance générale s'est tout de même "considérablement améliorée depuis 20 ans", selon l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer.

La surpêche touche plus d'un quart des poissons pêchés en France, selon le dernier bilan de l'état écologique des poissons pêchés établi par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) ce vendredi. 

L'Ifremer alerte notamment sur la situation du cabillaud et du merlan, dont la population s'est "effondrée" en mer Celtique et en mer du Nord. 

"La quantité de reproducteurs est insuffisante pour le renouvellement de ces populations, sans pour autant que cela conduise à l’extinction de l’espèce", détaille l'Ifremer. 

Dans l'Océan Atlantique, les maquereaux et le chinchard sont également victimes de surpêche. En Méditerranée, "comme dans certaines autres zones, la situation reste préoccupante", ajoute également l'Ifremer, même si la population de thon rouge est classée en "reconstruction" dans cette zone. "Aucune population évaluée n’est aujourd’hui estimée en bon état" en Méditerranée, selon le bilan.

Une tendance générale qui s'est considérablement améliorée

Mais la tendance générale "s'est considérablement améliorée depuis 20 ans", affirme l'Ifremer, affirmant que "la part des populations en bon état dans les débarquements est passée de 9 % à 43 %". 

"On peut se féliciter que certaines populations soient aujourd’hui en meilleur état écologique, grâce aux progrès des connaissances en biologie et en écologie des populations, à l’adoption de quotas qui accélèrent leur renouvellement et ajustent les capacités de pêche aux ressources disponibles, grâce aussi aux collaborations que nous entretenons avec les pêcheurs et à l’utilisation d’outils de pêche intelligents, plus sélectifs", détaille l'Ifremer dans son bilan annuel.

"Le verre est à moitié plein"

En effet, les réserves de baudroies, de coquilles Saint-Jacques, d'anchois et de merlus sont en "bon état" dans le golfe de Gascogne et en mer du Nord.

"Le verre est à moitié plein avec 50% de populations en état bon ou raisonnable", a estimé François Houllier, PDG de l'Ifremer, interrogé par l'AFP.
Alexandra Jaegy