BFMTV

Intempéries dans les Alpes-Maritimes: comment venir en aide aux sinistrés?

Des sinistrés à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), après des crues hors normes, le dimanche 4 octobre 2020.

Des sinistrés à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), après des crues hors normes, le dimanche 4 octobre 2020. - NICOLAS TUCAT / AFP

Denrées alimentaires, vêtements, produits d'hygiène pour bébé... La solidarité s'organise dans le sud-est de la France, violemment touché par la tempête Alex. Les associations appellent également à des dons financiers.

Trois jours après les intempéries meurtrières qui ont frappé le sud-est de la France, les secours sont toujours à la recherche de 20 personnes. Huit d'entre elles ont été vues emportées par les crues, tandis que les autorités sont sans nouvelles de douze autres. La Vallée de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée sont les trois sites qui suscitent le plus d'inquiétudes. Sur place, habitants, associations et communes s'organisent pour apporter de l'aide aux sinistrés, frappés de plein fouet par la tempête Alex.

• Appel aux dons financiers du Secours populaire et de la Croix-Rouge

Le Secours populaire a publié dès samedi un appel aux dons financiers pour aider les nombreuses personnes désormais sans domicile fixe. L'association rappelle sur son site "que l’hiver se profile et rendra encore plus difficile la situation des personnes déjà en situation de pauvreté ou de précarité."

Pour apporter une aide financière aux victimes des intempéries, dont les habitants de Saint-Martin-Vésubie, il est possible de donner de l'argent à l'une des très nombreuses antennes locales du Secours populaire ou bien en ligne.

La Croix-Rouge également appelle sur son site à la générosité des donateurs, alors que ses équipes sont mobilisées dans "l'évacuation des sinistrés", "l'ouverture de 4 centre d'accueil et d'hébergement d'urgence" et un "soutien psychologique" aux victimes.

Attention en revanche, une fausse information a circulé selon laquelle La Poste allait envoyer gratuitement les dons aux sinistrés. "Pour l'heure, cette opération n'est pas envisageable à cause de la crise sanitaire liée au Covid", a affirmé le service de communication de La Poste à France 3.

• Des points de collecte dans la région

À Nice, les élus locaux ainsi que les grandes surfaces de la région ont organisé un premier convoi de nourritures et de matériels. La ville en appelle désormais à la solidarité des Niçois, avec l'ouverture d'un point de collecte au palais Nikaïa, tous les jours de 8h30 à 19 heures.

La Ville de Menton a ouvert dimanche un point de collecte de denrées alimentaires "non périssables et ne nécessitant aucune cuisson". Il se situe au Palais de l’Europe (8, avenue Boyer) et est ouvert de 9 à 12 heures et de 13h30 à 16h30.

Les villes de Grasse, Mandelieu-la-Napoule ou Vence organisent également des collectes. La liste complète est à retrouver sur le site de France 3 Provence-Alpes-Côtes-d-Azur (PACA)

En dehors des denrées alimentaires et de l'eau potable sont demandées des vêtements, couvertures mais aussi des produits d'hygiène - lingettes nettoyantes - ainsi que des produits pour bébé - couches, lait infantile, etc.

• Des fonds d'urgence débloqués

Le département des Alpes-Maritimes a annoncé le déblocage d'un fond pour venir en aide aux victimes d'un montant de 1500 euros par foyer. Pour en bénéficier, il faut contacter ce numéro vert: 0805.016.666. De même, la région active "la solidarité régionale" et va donner 10 millions d'euros au fond d'urgence.

• Des initiatives locales

Sur un groupe Facebook administré par France 3 PACA, les volontaires listent les aides disponibles aux habitants de la région. Y sont notamment répertoriés les points de collecte dans les groupes scolaires ou les offres d'hébergement chez le particulier.

Sur le réseau social toujours, une collecte est organisée pour les animaux sinistrés. "Comme vous le savez beaucoup de personnes ont tout perdu et ont dû abandonner leurs animaux sur place. Certains n'ont plus de quoi les nourrir ou alors des animaux sont seuls et errants", rappellent les administrateurs de la page. Un message publié dans la matinée sur le groupe de France 3 fait notamment état de "20 chevaux qui meurent de faim à Roquebillière".

Esther Paolini Journaliste BFMTV