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Quand l'urine des festivaliers danois sert à faire la bière de demain

Lors d'un festival danois, l'urine des participants a été récupérée pour être utilisée en tant que fertilisant... et servir à faire de nouveau de la bière. (Photo d'illustration)

Lors d'un festival danois, l'urine des participants a été récupérée pour être utilisée en tant que fertilisant... et servir à faire de nouveau de la bière. (Photo d'illustration) - Jean-Philippe Ksiazek - AFP

Au Roskilde festival, qui s'est achevé samedi dernier au Danemark, l'urine des festivaliers a été récupérée pour servir de fertilisant aux champs d'orge à proximité. In fine, elle pourrait être utilisée à faire de la bière.

"Né de la poussière, tu redeviendras poussière", dit un célèbre adage biblique. Ce concept, le festival danois Roskilde, qui s'est achevé samedi dernier, a décidé de l'appliquer... à la bière. Rien de blasphématoire derrière tout ça, rassurez-vous. Mais plutôt une opération écologique visant à mieux gérer l'épineuse question des toilettes dans les festivals. Explications.

Concrètement, comme l'a repéré The Guardian, les organisateurs de ce qui constitue l'un des plus gros festivals en Europe du Nord ont décidé de récupérer un maximum d'urine des festivaliers en branchant directement les urinoirs à des tuyaux, eux-mêmes reliés à de gros réservoirs. Le but de la manoeuvre? Redistribuer ensuite le tout comme engrais pour des champs d'orge des alentours, le "pipi" étant un fertilisant naturel.

Des kits "pisse-debout" pour les filles 

Ainsi, la bière bue - généralement en grande quantité dans ce genre d'événement - et ainsi évacuée, peut-être réutilisée pour faire pousser l'orge, employé à terme pour brasser de nouveau de la bière. La boucle étant ainsi bouclée. Si tout se passe bien, notent encore nos confrères anglais, la binouse qui sera commandée en 2017 par les festivaliers pourrait provenir directement de leur urine de 2015.

En tout, les dirigeants espéraient ainsi en récolter 25.000 litres, pour une fréquentation s'élevant à 100.000 personnes cette année. Et pas de sexisme dans cette opération: pour les filles désireuses d'y participer, des kits "pisse-debout" étaient également mis à leur disposition.

Jé. M.