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"Coffee shop" à Paris: enquête préliminaire ouverte

Une boutique vend des produits contenants des un dérivé du cannabis, du cannabidiol, aussi appelé le CBD, le 14 juin 2018

Une boutique vend des produits contenants des un dérivé du cannabis, du cannabidiol, aussi appelé le CBD, le 14 juin 2018 - GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP/Archives

La justice cherche à savoir si la boutique, qui vend des produits à base de cannabidol, un composé du cannabis, respecte la législation.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 11 juin concernant une boutique parisienne vendant un dérivé du cannabis, afin de vérifier si elle respecte la législation, a-t-on appris dimanche de source judiciaire, confirmant une information du JDD. L'enquête porte sur les chefs d'emploi, acquisition, transport, détention, offre et cession de stupéfiants.

Les investigations ont été confiées à la Brigade des stupéfiants et du proxénétisme (BSP), alors que des établissements de ce genre, qui commercialisent des produits à base de cannabidol (CBD), se multiplient en France. Ils profitent d'un flou dans la loi qui autorise le CBD, dès lors que la teneur en THC, composant du cannabis qui a un effet psychotrope, n'excède pas 0,2%.

Ces fleurs de cannabis vendues dans une boutique à Paris, le 14 juin 2018 ne contiennent pas de THC (tetrahydrocannabinol), mais du CDB (Cannabidiol)
Ces fleurs de cannabis vendues dans une boutique à Paris, le 14 juin 2018 ne contiennent pas de THC (tetrahydrocannabinol), mais du CDB (Cannabidiol) © GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP/Archives

Renforcement de la législation

La législation sur les stupéfiants devrait évoluer en France dans les prochains mois: le gouvernement souhaite ainsi que leur usage, en particulier celui du cannabis, soit sanctionné d'une "amende forfaitaire délictuelle" de 300 euros, avait affirmé début avril la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

Le projet du gouvernement prévoit d'exclure les mineurs du champ de cette amende forfaitaire, qui "sera possible y compris en cas de récidive". Le choix du gouvernement va au-delà des préconisations d'un rapport parlementaire, qui envisageait une amende comprise entre 150 et 200 euros.

Dans un sondage publié lundi dernier, 51% des Français se disaient favorables à "une régulation et un encadrement du cannabis", à condition qu'il reste interdit dans certains cas, notamment au volant et pour les mineurs.

J.C. avec AFP