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Clermont-Ferrand: des gitans connus pour leurs frasques sur internet au tribunal

Cinq membres d'un clan de gitans ont été condamnés ce mercredi à une peine de prison, à la suite de coups de feu tirés à Clermont-Ferrand en novembre 2015. (Photo d'illustration)

Cinq membres d'un clan de gitans ont été condamnés ce mercredi à une peine de prison, à la suite de coups de feu tirés à Clermont-Ferrand en novembre 2015. (Photo d'illustration) - AFP

Cinq membres d'un clan de gitans sédentarisés ont été condamnés à une peine de prison, pour avoir tiré sur des commerces de Clermont-Ferrand, en novembre 2015.

Cinq membres d'un clan de gitans sédentarisés, connu pour provoquer ses rivaux sur internet dans des vidéos tout en muscles et insultes, ont été condamnés ce mercredi. Ils sont impliqués dans des coups de feu tirés en novembre dernier sur des commerces à Clermont-Ferrand.

Le patriarche de cette famille installée dans le Puy-de-Dôme, Christophe Lopes, dit Joe, 44 ans, était jugé pour "complicité de violence avec usage ou menace d'une arme" et "complicité de destruction d'un bien d'autrui". Déjà détenu, il a été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de la ville. 

Son gendre a également été condamné à trois ans de prison, dont dix-huit mois ferme, et trois autres membres du clan, dont son fils Christophe Junior Lopez, dit Sony ou Tony, ont écopé d'un à deux ans de prison avec sursis.

Rixe, échanges de tirs et fusillade

Les faits remontent au 1er novembre 2015, journée émaillée de violences dans la capitale auvergnate. Quelques heures plus tôt, une rixe avait éclaté entre les forains et des jeunes des quartiers nord de la ville aux abords d'un Luna Park. Plusieurs échanges de tirs avaient été entendus et sept personnes avaient été légèrement blessées au cours de ces affrontements.

En fin de journée, une fusillade avait ensuite éclaté sur le campement de cette famille de gens du voyage, situé non loin de là. Enfin, aux alentours de minuit, une expédition punitive avait été menée sur une avenue du quartier de la gare, où les vitrines d'une dizaine de commerces, dont certains étaient encore ouverts, avaient été criblées de balles, sans faire de blessés.

A.Mi avec AFP