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493 cas en deux semaines: gare aux intoxications avec les champignons

Les champignons poussent en plein mois de juin. Photo d'illustration

Les champignons poussent en plein mois de juin. Photo d'illustration - Andre BIANCO / Flickr

L'agence met en garde contre les risques de méprise autour des espèces comestibles et toxiques. Les conséquences sur la santé peuvent parfois être graves, voire mortelles.

Amateurs de champignons, la prudence est de mise. Après deux semaines sous un temps automnal, la fraîcheur et l’humidité ont favorisé la pousse des cèpes, des girolles ou encore des trompettes des morts. Si la tentation de les ramasser est grande, une confusion entre une espèce comestible et toxique est vite arrivée: "Certains champignons vénéneux ressemblent beaucoup aux espèces comestibles", préviennent l’Anses et la Direction générale de santé dans un communiqué.

"De juillet à début octobre, les centres antipoison enregistraient un nombre de cas (d’intoxication) variant de 4 à 90 par semaine. Ce nombre est monté à 493 cas d’intoxications ces deux dernières semaines", est-il indiqué.

Et la méprise entre les espèces n’est pas le seul facteur d’intoxication. Les agences de santé mettent également en garde contre "la consommation de champignons comestibles en mauvais état ou mal cuits".

Vigilance

L’ingestion de champignons nocifs peut entraîner, dans les douze heures, des réactions "brutales avec des vomissements importants, des douleurs abdominales. Dans les formes sévères peuvent survenir des crampes musculaires et un collapsus (malaise, baisse de la tension artérielle, sueurs froides)", avertit le Centre antipoison du CHU de Lille. Ces symptômes disparaissent généralement au bout de 48 heures.

L’Anses et la DGS soulignent que les conséquences sur la santé peuvent parfois être plus graves et atteindre par exemple "le foie pouvant ensuite nécessiter une greffe", voire même être mortelles. Elles recommandent donc de "rester vigilant, que l’on soit connaisseur ou que l’on pratique la cueillette occasionnellement".

Les agences conseillent de "ne ramasser que les champignons que vous connaissez parfaitement". Pour toute espèce cueillie, il est recommandé de la prendre en photo, celle-ci sera "utile au toxicologue pour décider du traitement adéquat" si la récolte vous rend malade. Dans ce cas, il convient d'appeler le 15 ou le centre antipoison de votre région.

Ambre Lepoivre