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Mars : une petite frayeur et c'est reparti pour l'atterrisseur européen 

L'atterrisseur européen Schiaparelli

L'atterrisseur européen Schiaparelli - AFP PHOTO / EUROPEAN SPACE AGENCY / D.DUCROS

Pendant une heure, Schiaparelli est devenu muet sur son état. Mais plus de peur que de mal. L'atterrisseur poursuit sa route vers la planète rouge.

L'atterrisseur européen Schiaparelli a entamé dimanche une descente de trois jours vers Mars et la sonde scientifique TGO (Trace Gas orbiter) qui l'a transporté est en bonne santé après avoir donné brièvement quelques inquiétudes aux ingénieurs.

"Tout est rentré dans l'ordre", a fait savoir le Centre européen d'opérations spatiales basé à Darmstadt, en Allemagne. "Pendant une petite heure", les ingénieurs ne recevaient plus les télémesures qui permettent de connaître l'état de santé de la sonde, a expliqué Michel Denis, le directeur des opérations.

"Je ne peux pas dire que je n'étais pas du tout inquiet mais nous n'avons jamais perdu le signal avec la sonde. Et nous sommes entraînés à des situations bien plus méchantes", a-t-il dit.

A la recherche de la vie sur Mars

La sonde européano-russe TGO doit changer de trajectoire dans la nuit pour s'écarter de Mars, faute de quoi elle entrerait en collision avec la planète. Elle s'insérera mercredi en orbite autour de la planète rouge.

Atterrir sur Mars est un défi technologique pour l'Europe qui veut prouver qu'elle maîtrise cet exercice difficile. Jusqu'à présent, seuls les Américains ont réussi à poser sur Mars des engins qui sont parvenus à fonctionner.

C'est la deuxième fois que l'Europe cherche à atterrir sur Mars. Il y a treize ans, une première sonde européenne, "Mars Express", avait largué un mini-atterrisseur Beagle 2 qui n'a jamais donné signe de vie.

La sonde TGO sera, elle, chargée de "renifler" l'atmosphère martienne pour détecter des gaz à l'état de traces comme le méthane qui pourrait indiquer la présence d'une forme de vie actuelle sur la planète. Elle se mettra au travail début 2018.

C.C. avec AFP