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Tabagisme: les Franciliens meilleurs élèves, les Provençaux les plus mauvais

Tabac

Tabac - Boris Horvat - AFP

En 2017, 1,9 million des habitants d’Île-de-France déclaraient fumer du tabac quotidiennement, soit 22,1% de la population.

Le nombre de fumeurs baisse drastiquement en France. En 2017, on comptait un million de fumeurs de moins par rapport à 2016, selon le baromètre de Santé publique France. Et c'est en Île-de-France qu'on fume le moins. 

En 2017, 1,9 million des habitants d’Île-de-France déclaraient fumer du tabac quotidiennement, soit 22,1% de la population. Un chiffre bien en deçà de la moyenne nationale qui s'établit à 26.9%. Avec 23% de fumeurs, les Pays de la Loire sont la deuxième région où le tabagisme est le plus rare.

Un Francilien sur quatre et une Francilienne sur cinq

Dans le détail, les hommes fument toujours plus que les femmes dans la région. Un francilien sur quatre est concerné contre une francilienne sur cinq.

tabagisme
tabagisme © BFM Paris

Les proportions de fumeurs quotidiens et d’ex-fumeurs sont par ailleurs plus élevées parmi les personnes ayant un niveau d’étude inférieur au baccalauréat. La prévalence du tabagisme quotidien a tendance à diminuer lorsque le niveau d’études augmente.

C'est aussi en Ile-de-France que les jeunes fument le moins. En 2017, chez les jeunes de 17 ans, l’usage quotidien du tabac variait de 18,9 % à 31,0% selon les régions de France.

Et le chiffre du tabagisme devrait continuer de baisser. Parmi les Franciliens qui fumaient quotidiennement en 2017, 62,5% avaient envie d’arrêter de fumer et 30,1% avaient fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours de l’année écoulée.

La Paca mauvaise élève

A l’inverse de la région parisienne, c’est en Provence-Alpes-Côte-d'Azur que les fumeurs sont les plus nombreux: près d’un habitant sur trois (32,1%) consomme du tabac chaque jour. C’est plus que dans les Hauts-de-France (30,5%), en Occitanie (30,3%) et dans le Grand Est (30,1%).

Globalement, ces disparités s’inscrivent dans une dynamique positive: entre 2016 et 2017, la France compte de moins en moins de fumeurs. Une baisse historique qui s’inscrit dans une vaste politique anti-tabac: lancement de Mois Sans tabac, et plus récemment, augmentation du prix du paquet et remboursement des substituts nicotiniques.

Cyrielle Cabot et Margaux de Frouville