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Perpignan: la suspicion de choléra chez un enfant revenant d'Algérie levée

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Perpignan - BFMTV

Un enfant, arrivé ce mercredi midi à Perpignan en provenance d'Oran en Algérie, est suspecté d'être porteur de la bactérie. Il a été pris en charge dans un hôpital. La préfecture a levé en début de soirée la suspicion.

Les membres de l'équipage était au courant de ce risque de choléra depuis à peine deux jours. Quelque 150 passagers d'un vol de la compagnie ASL Airlines ont été confinés dans l'appareil, en provenance d'Oran en Algérie, à son atterrissage à l'aéroport de Perpignan alors qu'un enfant est suspecté d'être atteint du choléra. La suspicion a été levée en début de soirée, a indiqué la préfecture.

Pendant le vol, le personnel de navigation a pris en charge l'enfant, âgé de 8 ans, alors qu'il était victime de vomissements. Selon nos informations, une note de service a été transmise ces dernières 48 heures aux équipages en provenance d'Algérie qu'une épidémie de choléra sévit actuellement dans le pays. Immédiatement, le commandant de bord, averti de l'état de santé de l'enfant a alerté la tour de contrôle de Perpignan où l'avion devait se poser. Les autorités sanitaires de la ville ont elle aussi été mises au courant par précaution.

Des tests actuellement en cours

L'avion, de la compagnie ASL Airlines, a alors atterri vers 13h45 sur le tarmac de Perpignan. A son arrivée, "l'avion est isolé au large, les instances médicales de l’aéroports et de la ville, alertées, viennent, en laissant d’abord les passagers à l’intérieur, puis en les faisant sortir, pour leur faire se laver les mains, par exemple", détaille Jean Serrat, spécialiste aéronautique de BFMTV. Les 147 autres passagers et les membres d'équipage, retenus à bord de l'avion, ont pu quitter l'aéroport au bout d'une heure environ. L'avion a repris, à vide, le chemin de l'Algérie afin d'être désinfecté.

L'enfant, suspecté d'être porteur du choléra, et sa mère ont été pris en charge au CHU de Perpignan. "En parallèle de ça, on va prendre tous les contacts des passagers pour les informer si l'enfant est réellement porteur de cette maladie pour éviter que l'épidémie se propage", poursuit Jean Serrat. Des tests ont été réalisés pour savoir si le petit malade est atteint de cette infection diarrhéique aiguë provoquée par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés. Elle est facile à traiter par réhydratation notamment, mais peut tuer en quelques heures faute de traitement. Deux personnes en Algérie en sont mortes depuis le 7 août.

Elle est "maîtrisée", a affirmé mardi le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui.
B.L. avec AFP