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Rennes: un député LREM créé la polémique en publiant des graffitis sur Facebook

Mustapha Laabid

Mustapha Laabid - Wikimedia

Parmi la sélection du député, des slogans comme "Tout est possible" ou "Ne perds pas ta vie à la gagner" mais aussi, et c'est là que le bât blesse, "Les frontières c'est un truc de flic" ou "Va niquer ta maire".

Dimanche, le député La République en marche de Rennes Mustapha Laabid a mis en ligne sur sa page Facebook une sélection de tags, pris en photo à travers les rues de la ville d'Ille-et-Vilaine. 

Des slogans comme "Tout est possible", "Ne perds pas ta vie à la gagner" ou encore "Ensemble, bâtissons un monde sans brocoli".

Mais sa "playlist", comme Mustapha Laabid l'appelle, contient aussi, et c'est là que le bât blesse, des invectives contre la maire (PS) de la ville Nathalie Appéré ou les forces de l'ordre. Entre autres, "Les frontières c'est un truc de flic" ou "Va niquer ta maire". 

"Consternant"

"Consternant de voir à Rennes un député LREM célébrer des tags offensants pour le maire et la police", s'est indigné sur Twitter le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste d'Ille-et-Vilaine Christophe Fouillère.

Outre leur message, si ces photos font réagir, c'est aussi parce que taguer sur les murs est considéré comme un acte de vandalisme selon les articles 322-1 et suivants du code pénal. 

Selon Cyrille Morel, le conseiller municipal délégué à la propreté de la Mairie de Rennes, "ces dégradations qui plaisent au député En Marche coûtent 450.000 euros par an aux habitants de Rennes". 

Une "fausse polémique"

"C’est vraiment une fausse polémique de la part des socialistes rennais qui ont besoin d‘exister face à la République en marche", a réagi le principal intéressé auprès du quotidien local Ouest-France.

Sur Facebook, il s'est toutefois excusé "pour l'offense qu'auraient pu ressentir certaines personnes. Je n'ai jamais souhaité insulter ou manquer de respect à qui que ce soit."

Au sujet du tag mettant en cause l'édile de Rennes, il assure enfin qu'il a en réalité été "fait à Rouen" et ne concerne donc pas Nathalie Appéré. "J’en suis quasiment sûr. Il faut savoir raison garder."

Claire Rodineau