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Mobilisation de la dernière chance pour les opposants au projet de loi sur le renseignement

Des opposants à la loi controversée sur le renseignement menaient encore des actions lundi à la veille du vote à l'Assemblée nationale pour les convaincre les députés de voter contre.

Dernier baroud d’honneur pour les adversaires de la loi sur le renseignement. Les députés devraient approuver mardi le projet de loi, défendu par le gouvernement au nom de la lutte contre le terrorisme, en dépit d'oppositions de tous bords, dans et en dehors de l'hémicycle, face à un "texte liberticide". Fait inédit sous la Ve République, François Hollande a annoncé qu'il saisirait le Conseil Constitutionnel au terme de la discussion parlementaire - le texte doit passer au Sénat fin mai - pour apporter la "garantie" que ce texte est "bien conforme" à la loi fondamentale.

Mais cela n'a pas suffi à rassurer une multitude d'organisations et de syndicats (d'Amnesty International au Syndicat national des Journalistes) qui ont appelé à un rassemblement lundi à 18H30, près de l'Assemblée, pour protester contre l'instauration "de méthodes de surveillance lourdement intrusives".

Appels pour convaincre les députés

A gauche, les députés Front de Gauche et d'Europe Écologie-Les Verts devraient voter contre ou s'abstenir, leurs partis ayant appelé à participer à la journée de mobilisation de lundi surnommée "24 heures avant 1984".

Dans une "war room citoyenne", les organisateurs invitaient toute la journée de lundi les citoyens à appeler les députés pour les convaincre de voter contre ce "texte liberticide".

L'eurodéputée EELV Eva Joly, qui a elle aussi passé des coups de fil devant les caméras, s'insurge contre "une loi scélérate".

"Nous n'allons pas faire un 'Patriot act' à la française alors que les Américains ont compris leur erreur et à quel point c'est attentatoire aux libertés individuelles."

K. L.