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Fin de vie: la "sédation profonde et continue" adoptée dans un large consensus

L'Assemblée a adopté la proposition de loi Claeys/Leonetti sur la fin de vie à une large majorité de 436 voix contre 34 et 83 abstentions.

L'Assemblée a adopté la proposition de loi Claeys/Leonetti sur la fin de vie à une large majorité de 436 voix contre 34 et 83 abstentions. - BFMTV

L'Assemblée nationale a largement adopté mardi en première lecture, par 436 voix contre 34, la proposition de loi PS-UMP sur la fin de vie, qui instaure un droit à un endormissement pour les malades en phase terminale.

La proposition de loi PS-UMP sur la fin de vie, a été adoptée mardi à l'Assemblée nationale par 436 voix pour et 34 voix contre. 83 députés se sont abstenus, (détail du vote ici).

Les députés se sont fait l'écho par un vote relativement consensuel, du souhait quasi-unanime des Français d'autoriser l'endormissement de malades en phase terminale, lorsque leurs souffrances ne peuvent être apaisées.

L'Assemblée se prononçait en première lecture, après deux jours de débats la semaine dernière, sur la proposition de loi d'Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP) prévoyant le recours dans certains cas à une "sédation profonde et continue" de malades en fin de vie, et rendant contraignantes les "directives anticipées" que chacun peut écrire pour refuser l'acharnement thérapeutique.

Ce vote dans l'hémicycle a été perturbé par un bref incident, des inconnus ayant jeté depuis les tribunes sur des députés de gauche des bouts de papier, sur lesquels était imprimé "Non à l'euthanasie" et "R comme résistance".

Une "belle loi de progrès et de clarification"

"Aux citoyens qui s'inquiètent", le député UMP Guy Geoffroy a expliqué qu'il ne s'agissait pas d'euthanasie ou de suicide assisté mais d'une "belle loi de progrès et de clarification".

"On peut encore mourir aujourd'hui comme au temps de Louis XIV, dans d'intenses douleurs", a regretté pour sa part la députée socialiste Michèle Delaunay, qui appelait elle aussi à voter pour.

Rappelant la promesse du candidat François Hollande sur le sujet, le groupe EELV a choisi de s'abstenir. L'engagement 21 du candidat socialiste à la présidentielle stipulait: "Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assis- tance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité."

K. L.