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Jean-Christophe Cambadélis a vendu 326 exemplaires de son livre

Jean-Christophe Cambadélis le 16 mai 2014 à Solférino.

Jean-Christophe Cambadélis le 16 mai 2014 à Solférino. - Joël Saget - AFP

Le patron du PS arrive en queue de peloton des classements des ventes en librairie, juste devant Daniel Fasquelle. François Fillon, lui, prend la première place du classement.

En librairie, tous les politiques ne sont pas égaux. Selon l'actualité et les thèmes abordés, les ventes de livres de nos politiques peuvent aller du simple au triple. "Les ventes moyennes des livres de politiques sont de 2.000 à 3.000 exemplaires", explique-t-on chez Albin Michel, l'éditeur de François Fillon.

L'ancien Premier ministre a créé la surprise avec Faire, paru en septembre 2015. Un succès incontestable, même si les chiffres diffèrent selon les sources. François Fillon lui-même annonçait sur Facebook avoir atteint "plus de 50 000 ventes" en deux semaines. Un succès relativisé par Le Parisien, qui cite l'institut GfK: sur cette même période, le livre de François Fillon se serait vendu à 15.864 exemplaires. Des chiffres très satisfaisants, mais contestés par Albin Michel: joint par BFMTV.com, l'éditeur évoque 78.500 tirages en trois semaines, dont la moitié serait déjà vendue, soit environ 39.000.

Juppé prend la 2e place du podium

Difficile d'avoir des chiffres précis. Si l'on se réfère au classement de GfK, qui se base sur les ventes en caisse des livres, Alain Juppé arrive en deuxième position avec Mes chemins pour l'école (Lattès), sorti fin août, avec 9.764 exemplaires.

Loin derrière, les livres de Cécile Duflot et Jean-Christophe Cambadélis. L'ancienne ministre écologiste, dont Le grand virage est sorti en septembre chez Les petits matins, n'en aurait vendu que 665 exemplaires, et le patron du PS seulement 326 pour A gauche, les valeurs décident de tout (Plon). Bon dernier avec La France juste (Fayard), Daniel Fasquelle, le trésorier des Républicains moins connu du grand public, en aurait vendu 116. 

Mais si les succès ne sont pas toujours au rendez-vous, pourquoi continuer à les éditer? Pour le prestige, notamment, affirmait en janvier dernier Jacques-Marie Laffont, directeur général des éditions du Moment à BFM Business. "Un éditeur peut-il réellement se passer de publier des personnalités politiques, des grands avocats, des grands patrons? Non, soyons honnêtes".

A. K.