BFMTV

1000 postes supprimés: pour Roussel, "ce n'est plus General Electric, c'est escroquerie générale"

Fabien Roussel, secrétaire général du PCF, le 30 mai 2019.

Fabien Roussel, secrétaire général du PCF, le 30 mai 2019. - Capture BFMTV

Le secrétaire national du PCF a dénoncé ce jeudi, sur BFMTV et RMC, une "escroquerie générale" après l'annonce de la suppression de 1000 emplois chez General Electric.

"Ce n'est plus General Electric, c'est escroquerie générale". Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a dénoncé ce jeudi sur notre antenne, l'annonce de la suppression de 1000 emplois chez General Electric. Au total, "3000 emplois directs et indirects" sont menacés, a-t-il rappelé. 

50 millions d'euros

Le secrétaire national du PCF a qualifié "d'escrocs" les responsables du groupe industriel avec "la complicité d'Emmanuel Macron". Et de rappeler l'accord signé en 2015 lors du rachat d'Alstom Power:

"Quand il y a eu cet accord en 2015 avec Macron ministre de l'Economie, il était précisé qu'il devait y avoir 1000 créations d'emplois, qu'ils devaient maintenir leurs activités ici et qu'il ne devait pas y avoir de suppressions d'emplois dans les turbines à gaz"

Selon Fabien Roussel, ce ne sont pas les 50 millions d'euros d'amende que General Electric a dû payer pour ne pas avoir respecter cet engagement qui suffiront. "La France sait payer des amendes pour financer des plans sociaux, mais elle ne sait pas investir pour maintenir une industrie", a-t-il taclé. 

"Quand il y a un plan social, quand bien même l'Etat le finance, derrière, ce sont des chômeurs, c'est du RSA, ce sont des minimas sociaux. C'est criminel un plan social à ce niveau-là", a-t-il conclu.
Benjamin Rieth