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Refus de prélèvement ADN: cinq militants CGT relaxés

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Le tribunal correctionnel de Roanne, dans la Loire, a relaxé mardi les cinq militants de la CGT qui étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN, estimant qu'il n'avait pas lieu d'être. Le parquet a indiqué qu'il attendait d'avoir les attendus du jugement pour décider de faire appel ou non. A l'audience le 5 novembre, il avait requis un mois de prison avec sursis à l'encontre des prévenus, quatre hommes et une femme, fonctionnaires de la Défense et agents hospitaliers.

En novembre 2012, ils avaient été reconnus coupables par la cour d'appel de Lyon de "dégradations en réunion", mais dispensés de peine, pour avoir inscrit des tags sur un mur en marge d'une manifestation contre la réforme des retraites en 2010. Ils avaient notamment écrit "casse-toi pov'con" - deux ans après que Nicolas Sarkozy, alors président de la République, eut lancé cette même invective à un visiteur du Salon de l'agriculture qui refusait de lui serrer la main.

Ils avaient cependant été convoqués par la police et la gendarmerie pour être inscrits au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), ce qu'ils ont refusé en mai, écopant ainsi d'un nouveau procès. Le tribunal de Roanne a estimé qu'un prélèvement ADN ne pouvait concerner que des personnes condamnées, alors que les cinq prévenus avaient été dispensés de peine.

A. G. avec AFP