BFMTV

Perpignan: la soeur de Marie-Josée fait part de ses soupçons

Affiche sur une vitrine signalant la disparition d'Allison et de Marie-Josée Benitez.

Affiche sur une vitrine signalant la disparition d'Allison et de Marie-Josée Benitez. - -

Edwige Barbet, soeur et tante des disparues de Perpignan, avoue vendredi son trouble devant l'attitude de son beau-frère, Francisco Benitez, entendu dans le cadre d'une autre disparition en 2004 et retrouvé pendu lundi.

Edwige Barbet l'avoue: ces dernières années, elle n'avait plus beaucoup de contacts avec sa sœur aînée. La cadette de Marie-Josée Benitez, portée disparue avec sa fille Allison depuis le 14 juillet, confie également, vendredi, son pessimisme sur le sort de sa soeur et de sa nièce et les questions qu'elle se pose sur son beau-frère, au cœur de l'enquête.

Entre les deux soeurs, les liens s'étaient relâchés depuis que Marie-Josée était partie pour le Sud-Est "refaire sa vie", loin d'Edwige qui vit dans le Lot-et-Garonne, précise-t-elle au quotidien Sud Ouest. Elle avait néanmoins rencontré le nouveau mari de sa soeur, Francisco Benitez, au début de leur relation. "C'était un militaire, quelqu'un de sérieux. Ma sœur en était très amoureuse", se souvient-elle.

Edwige Barbet ne peut néanmoins pas s'empêcher d'éprouver des soupçons à l'encontre de cet homme qu’elle connaissait peu. Des doutes sur son suicide, survenu lundi, après qu'il avait laissé une vidéo-confession diffusée par Paris-Match. Dans celle-ci, Francisco Benitez indiquait ne plus supporter les soupçons dont il faisait l'objet: "Le plus dur, ça a été de lire des choses que les gens ont commentées et (dites) sans savoir", confiait-il en larmes.

Une confession qui "sonne faux"

Mais pour Edwige Barbet, cette confession "sonne faux": "Francisco, c’est un légionnaire. Un légionnaire, ça n’a peur de rien. S'il est innocent, il ne va pas se suicider parce qu'on l'accuse ou à cause de la rumeur des médias", estime-t-elle sur Europe 1.

A Sud Ouest, elle indique que son frère Eric, qui vit à Perpignan et avait plus souvent l'occasion de voir le couple Benitez, lui a parlé d’"incohérences dans les explications" de Francisco. Le frère d'Edwige et de Marie-Josée, qui s'était exprimé il y a quelques jours sur notre antenne, avait néanmoins réagi avec beaucoup de prudence. Visiblement ému, il indiquait que son beau-frère "était à bout. C'est une personne désemparée, à bout."

Mais les soupçons sur Francisco Benitez se sont accentués depuis que les enquêteurs ont fait le lien entre le légionnaire et une autre disparition, en 2004 à Nîmes. L'homme avait été entendu après la disparition de sa maîtresse, Simone de Oliveira Alves, dont le mari était lui aussi légionnaire. La jeune femme de 28 ans, mère de quatre enfants, n'a également jamais été retrouvée.

"Fouiller les terrains militaires"

Aussi, la soeur de Marie-Josée ne peut s'empêcher de se poser la question sur notre antenne: "Ne s'est-il pas suicidé par rapport au fait qu'on allait faire le rapprochement entre l'affaire de 2004 et celle de ma soeur et de ma nièce?"

Le plus dur pour Edwige Barbet, c’est que "Paco", le surnom de Francisco, soit "parti avec son secret". "Si on n'a pas trouvé cette maman en 2004, il faut peut-être aller chercher là où il travaillait. Il faut aller voir dans les terrains militaires à Perpignan et à Nîmes", note-t-elle sur Europe 1.

Elle avoue aussi, sur notre antenne, ne plus se faire beaucoup d'illusion sur le sort de Marie-Josée et d'Allison. "Simone est peut-être quelque part sur un terrain de la légion étrangère sur Nîmes, et ma soeur sur un terrain de la légion étrangère à Perpignan."

M. T.