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Paris: l'homme soupçonné d'agressions sexuelles sur plusieurs adolescentes mis en examen

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Illustration - AFP

L'homme de 29 ans, présenté comme un "prédateur", avait été arrêté jeudi par les policiers de la brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne.

Un homme arrêté jeudi et soupçonné d'avoir agressé sexuellement cinq adolescentes et jeunes femmes, cet été à Paris, a été mis en examen par un juge d'instruction et incarcéré provisoirement, a appris dimanche l'AFP de source judiciaire.

Incarcéré provisoirement

Âgé de 29 ans, le suspect a été présenté dimanche à un magistrat dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour "agression sexuelle sous la menace d'une arme", "agression sexuelle sur mineur de 15 ans" et "agression sexuelle sur mineur de 15 ans et sous la menace d'une arme", a détaillé la source judiciaire. Le suspect a été incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat différé sur sa détention qu'il a demandé.

Il avait été arrêté jeudi par les policiers de la brigade de protection des mineurs (BPM) de la PJ parisienne, qui avaient mis en place un important dispositif de surveillance pour mettre la main sur cet homme présenté comme "un prédateur", avait expliqué vendredi une source proche du dossier.

Il est soupçonné d'avoir agressé, en juillet et août, trois jeunes filles âgées de moins de 15 ans et deux jeunes majeures, dans des arrondissements du nord-ouest de la capitale. "Il montait clairement en puissance", selon cette source.

27.728 faits de violences sexuelles entre janvier et juillet

Le nombre des violences sexuelles enregistrées par les forces de sécurité a bondi depuis le début de l'année, avec une hausse de 23,1% sur les sept premiers mois, a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Les services de police et gendarmerie ont enregistré 27.728 faits de violences sexuelles contre 22.533 au cours des sept premiers mois de 2017, selon le ministère. 

"C'est clair que le mouvement que nous avons connu permet de libérer la parole", a commenté jeudi Gérard Collomb, en référence aux appels de #MeToo et #Balancetonporc lancés à l'automne 2017 sur les réseaux sociaux dans le sillage du scandale Weinstein.

C. P. avec AFP