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Lille: une centaine de migrants évacués d'une friche en centre-ville

Les tentes installées par les migrants en marge de l'ancienne gare Saint-Sauveur, à Lille le 6 octobre 2017

Les tentes installées par les migrants en marge de l'ancienne gare Saint-Sauveur, à Lille le 6 octobre 2017 - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Avec l'arrivée de l'hiver, une centaine de migrants ont été évacués de leurs tentes placées proche de l'ancienne gare Saint-Sauveur à Lille.

Une centaine de migrants d'Afrique de l'Ouest ont été évacués mardi matin d'une friche en centre de Lille où ils vivaient depuis le début de l'été, la préfecture leur promettant des solutions d'hébergement.

Guinéens, Maliens, Ivoiriens et Afghans ont quitté par petits groupes dès 6h00 les tentes qu'ils avaient installées le long de l'ancienne gare Saint-Sauveur, escortés par les CRS et accompagnés de bénévoles associatifs.

La plupart veulent rester en France

La plupart n'ont pas l'intention de gagner l'Angleterre mais de rester en France via le dépôt d'une demande d'asile.

"Nous avons proposé des solutions d'hébergement adaptées en fonction de chaque situation, pour qu'ils soient logés dans des conditions dignes," a assuré la préfète déléguée à l'égalité des chances du Nord Sophie Elizéon. "À l'approche de l'hiver, il n'était plus possible de laisser cette situation".

"Un nouveau camp va s'ouvrir, peut-être même dès ce soir"

Selon leur situation administrative, ils seront dirigés partout dans le département, soit vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO), soit en centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA), soit en hébergement simple ou encore assignés à résidence s'ils sont en cours de procédure Dublin.

"Que fait-on des personnes qui ne sont pas dans le diagnostic social ? Des mineurs ? Je ne sais pas combien vont être hébergés", a déclaré leur avocate Me Émilie Dewaele, déplorant "le manque de transparence" des services concernés. "S'il ferment ce site, un nouveau camp va s'ouvrir, peut-être même dès ce soir".

Le tribunal administratif de Lille, saisi par la mairie, avait ordonné le 4 octobre leur expulsion pour des raisons de "sécurité" et de "salubrité publique". 

S.Z avec AFP