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Fiona: le compagnon de la mère avoue

Les circonstances de la mort de Fiona semblent s'éclaircir. Son beau-père a avoué qu'elle était morte après avoir reçu des coups.

Les circonstances de la mort de Fiona semblent s'éclaircir. Son beau-père a avoué qu'elle était morte après avoir reçu des coups. - -

Berkane Maklouf a avoué au cours de sa garde à vue que l'enfant était morte après avoir reçu des coups. Il parle d'un accident domestique.

Après les aveux de la mère de Fiona mercredi soir, c'est au tour de son compagnon de s'exprimer. Berkane Maklouf a reconnu jeudi matin, au cours de sa garde à vue, que Fiona était morte après avoir reçu des coups quelques jours auparavant. Il parle d'un "accident domestique".

"Il a reconnu un accident domestique et il a reconnu que le couple avait monté un scénario. Selon lui, l'enfant s'est étouffée dans son vomi. Ils l'ont trouvée le matin dans cet état et ont paniqué", a dit Me Xavier Capelet à des journalistes à Perpignan.

Selon lui, son client Berkane Maklouf admet que Fiona avait reçu des coups quelques jours auparavant, mais sans dire par qui ils avaient été donnés.

"Ils se sont enfermés dans le mensonge"

En revanche, lors de la soirée très arrosée passée par le couple avec des amis, peu avant la mort de Fiona, "il y a juste eu une fessée pour empêcher l'enfant de se faire vomir", a dit l'avocat. L'enfant s'amusait en effet à imiter sa mère qui, enceinte, avait des nausées, a-t-il indiqué.

Berkane Maklouf, comme la mère de Fiona, a dit aux enquêteurs qu'ils avaient enterré la petite. "Il n'a pas pu être très précis. Il n'a pas le permis de conduire, ni le sens de l'orientation. C'est la mère qui conduisait. C'est elle qui a le plus d'éléments", a dit son avocat. Son client n'a qu'une "vague idée".

"Ils se sont enfermés dans leur mensonge. Ils ont fini par y croire eux-mêmes. Au début de la garde à vue, il demandait qu'on retrouve sa fille", qui en fait est née d'une précédente union de la mère, a dit Me Capelet, qui a conclu: "Ils ont été complètement dépassés par l'impact médiatique de cette affaire".

A. K. avec AFP