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Bordeaux, Nantes, Lyon, Toulouse: quelques tensions malgré une mobilisation en baisse

Des gilets jaunes à Bordeaux

Des gilets jaunes à Bordeaux - Georges Gobet - AFP

Les forces de police ont dû, à plusieurs reprises, intervenir afin de disperser des manifestants.

Selon les derniers chiffres officiels du ministère de l'Intérieur, près de 33.500 gilets jaunes manifestaient ce samedi dans le cadre du cinquième weekend de manifestations partout en France. A Paris, 2200 personnes étaient présents, dont plusieurs centaines sur les Champs-Elysées, où la situation est sous contrôle des forces de police et où 120 personnes ont été interpellées.

En province également, le mouvement connaît une décrue et l'on a compté une bien moindre mobilisation.

Situation sous contrôle à Bordeaux et Toulouse

A Bordeaux, qui avait fait l'objet de lourdes dégradations samedi dernier, quelque 4500 gilets jaunes ont manifesté dans le centre-ville, selon la préfecture qui recensait également 27 individus en garde à vue.

En outre, 22 ont été blessées dont 6 légèrement du côté des forces de l'ordre qui restaient mobilisées samedi soir.

Les gilets jaunes étaient convoqués à deux manifestations différentes, l'une se voulant pacifiste, mais les militants ont finalement tous rejoint la place de la Bourse, près de la Garonne, lieu désormais traditionnel de début de rassemblement. En fin d'après-midi, quelques groupes hostiles arrachaient des pavés mais ont rapidement été chargés par les CRS.

Quelques échauffourées sont également à noter à Toulouse, où 4500 personnes étaient présentes non-loin de la place du Capitole. Les manifestants sont partis de la station de métro Jean-Jaurès en scandant "Macron démission" mais ont été bloqués quelques centaines de mètres plus loin, près du monument au morts.

Des CRS et gendarmes mobiles déployés en grand nombre bloquaient notamment l'accès aux rues menant au centre historique. Des individus ont lancé des projectiles contre les forces de l'ordre qui ont répondu avec tirs de gaz lacrymogène et ont fait usage de canon à eau. Une barricade en feu barrait un boulevard en fin d'après-midi. 

Au total, 26 personnes ont été interpellées et le marché de Noël a été fermé.

Stable à Lyon, forte baisse à Marseille

"J'ai honte d'être Lyonnaise (...) quand on voit concrètement combien de personnes il y a dans la rue, je vous le dis honnêtement, je n'ai qu'une envie c'est de poser le gilet. On est moitié moins de ce qu'on était la semaine dernière (...). On ne peut pas continuer avec si peu de monde mobilisé", déplorait une manifestante lyonnaise.

A Lyon, une manifestation des gilets jaunes a rassemblé quelques centaines de personnes devant le palais de justice, aux cris de "Macron démission", un chiffre cependant semblable à celui de samedi dernier.

Les Marseillais ont réussi à rassembler un millier de personnes contre 2.000 le 8 décembre. Le cortège des gilets jaunes est parti de la Canebiere (près d un millier de personnes), rejoint par quelque deux cents personnes manifestants contre l'habitat indigne et autant de lycéens.

Ils ont vite été rejoints par la CGT, du collectif de lutte contre l'habitat indigne et des lycéens, les policiers, qui comptent un blessé, procédant à 16 interpellations. 

Scènes de violences à Nantes et Besançon

A Nantes, 1200 personnes ont défilé dans l'après-midi après que la police ait interpellé cinq individus. Plus tard dans la journée, les forces de police ont utilisé& du gaz lacrymogène afin de disperser les derniers gilets jaunes. Un policier a été blessé. La semaine passée, 13 personnes avaient été interpellées dans la capitale de Loire-Atlantique, tandis que trois manifestants et cinq policiers avaient été blessés.

A Besançon, où plusieurs centaines de personnes étaient réunies, la manifestation a dégénéré cet après-midi rue Charles Nodier où des heurts ont éclaté avec les forces de l'ordre selon nos confrères de France Bleu Besançon.

Hugo Septier avec AFP