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Affaire Pilarski: les résultats des analyses ADN attendus pour la fin du premier semestre 2020

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Le procureur de la République de Soissons, Frédéric Trinh, a communiqué plusieurs éléments ce lundi regardant l'enquête autour de la mort d'Elisa Pilarski en la forêt de Retz, dans l'Aisne, le 16 novembre dernier.

Le procureur de la République de Soissons a fait le point dans un communiqué sur les derniers développements de l'enquête autour de la mort d'Elisa Pilarski, cette jeune femme enceinte tuée par un ou plusieurs chiens le 16 novembre dernier alors qu'elle promenait elle-même l'un de ses canidés. 

Un seul chien ou plusieurs? L'autopsie livre ses éléments 

La communication du parquet était notamment l'occasion de revenir sur un autre trait de ce dossier atypique. Alors que l'agressivité du chien emmené en balade par Elisa Pilarski, Curtis, avant comme après le drame, a nourri les soupçons, malgré la défense apportée à son chien par le compagnon de la victime Christophe Ellul, le magistrat a esquissé une responsabilité collective. 

"Le rapport d’autopsie a confirmé que le décès de Madame Pilarski était survenu suite à un choc hémorragique consécutif à de multiples plaies, dont les caractéristiques suggéraient l'action d'un, ou plus probablement de plusieurs chiens au regard de la répartition des plaies, de leurs différences de morphologies et de leurs profondeurs, sans qu’il soit possible de dénombrer les animaux en raison des nombreuses morsures intriquées dans une même zone".

Frédéric Trinh a toutefois posé: "Les constatations du vétérinaire qui a examiné le chien Curtis ont permis de relever plusieurs excoriations cutanées sur son museau et le chanfrein. Par ailleurs, deux incidents de comportement ont été relevés postérieurement au décès de sa maîtresse : deux personnes ont ainsi été saisies par les vêtements pendant l’analyse comportementale tandis qu’une autre personne a été mordue dans la fourrière où le chien est gardé."

Il a encore ajouté: "Le légiste a situé l'heure du décès aux environs de 13h30 avec un intervalle de confiance de 2 heures". 

Les résultats des analyses ADN attendus pour la fin du premier semestre de 2020

Dans le sillage de l'horreur, des prélèvements étaient effectués sur 67 chiens. Jeudi, le juge d'instruction confirmait cependant que les analyses n'en avaient pas été faites en raison du montant d'un premier devis jugé trop onéreux. Le procureur Frédéric Trinh a avancé une date ce lundi:

"Plusieurs laboratoires d’expertise génétique ont été contactés pour réaliser des devis concernant la recherche d'ADN animal sur le corps d'Elisa Pilarski et pour comparer les éventuelles traces retrouvées avec les prélèvements effectués sur les chiens. Au regard des coûts, des modalités d’exécution des missions demandées et des délais de retour proposés, un laboratoire a été retenu par le juge pour procéder aux analyses dont les conclusions sont attendues pour la fin du premier semestre 2020."
Mélanie Vecchio, avec Robin Verner