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Affaire Mila: l'adolescente et sa famille "protégées par la police"

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Insultée et menacée sur les réseaux sociaux après avoir tenu de virulentes critiques contre l'islam dans une vidéo, Mila fait désormais l'objet d'une protection policière, a affirmé ce mardi le ministre de l'Intérieur.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a affirmé ce mardi que l'adolescente Mila et sa famille étaient "protégées par la police" depuis le 22 janvier en raison des menaces de mort qui la visent après qu'elle a critiqué l'islam. "Mila et sa famille font l'objet d'une vigilance particulière, pour les protéger, de la part de la police nationale", a déclaré le ministre qui était interrogé à l'Assemblée nationale lors des questions d'actualité au gouvernement.

Sur le plateau de BFMTV, il a ajouté ce mardi soir: "Nous lui devons une forme de protection pour elle et pour sa famille".

"Je ne regrette pas mes propos"

Quinze jours après la publication de sa vidéo controversée, suivie d'une vague de menaces de mort et de viol, la lycéenne n'a toujours pas réintégrée son établissement de Villefontaine, où ses attaques ont provoqué l'indignation d'une partie des élèves. Elle se retrouve sans affectation scolaire, dans l'attente d'une solution du rectorat.

Mila a assuré lundi sur TMC ne "pas regretter" ses propos, revendiquant son "droit au blasphème". "Je ne regrette absolument pas mes propos, c'était vraiment ma pensée", a déclaré la jeune fille sur le plateau de l'émission Quotidien

"Je m'excuse un petit peu pour les personnes que j'ai pu blesser, qui pratiquent leur religion en paix, et je n'ai jamais voulu viser des êtres humains, j'ai voulu blasphémer, j'ai voulu parler d'une religion, dire ce que j'en pensais", a-t-elle cependant précisé.

Ce mardi soir, Christophe Castaner a lui aussi rappelé le droit au blasphème en France. "Je refuse qu'au nom de la dénonciation de l'islamophobie, on ne puisse pas reprocher quoique ce soit à l'islam", a-t-il déclaré sur le plateau de Ruth Elkrief. Et d'ajouter: "J'ai apprécié les propos de Mila qui regrette la forme mais qui a dit ce qu'elle avait envie de dire. Et je la défends pour cela."

AL avec AFP