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Pics, serpents, tirs à balles réelles: les méthodes extrêmes voulues par Trump pour stopper l'immigration

En plus du mur frontalier promis de longue date, Donald Trump aurait également souhaité des "ajouts" extrêmes, finalement écartés. Le président a démenti sur Twitter.

Promesse majeure de sa campagne électorale de 2016, le mur anti-immigration de Donald Trump, qui doit longer une large partie de la frontière américano-mexicaine, prend peu à peu forme.

Après que le Pentagone a, plus tôt dans l'année, débloqué 3,6 milliards de dollars pour financer la construction des premiers 280 km, les ouvriers installaient l'infrastructure entre San Ysidro, dans l'État de Californie, et la ville mexicaine de Tijuana, en septembre dernier.

Propositions extrêmes, et refusées 

Pourtant, dans sa volonté d'éviter l'immigration massive aux États-Unis, Donald Trump aurait souhaité aller plus loin. Dans un livre à paraître appelé Border Wars: Inside Trump’s Assault on Immigration écrit par deux journalistes du New York Times, Michael D Shear et Julie Hirschfeld Davis, on apprend que le locataire de la Maison-Blanche avait en effet en tête plusieurs idées extrêmes.

Les dizaines d'entretiens effectués avec d'anciens collaborateurs de la Maison-Blanche, nous font ainsi remonter en mars de cette année, au cours duquel le sujet de l'immigration avait été grandement débattu outre-Atlantique. 

En compagnie de proches collaborateurs, Donald Trump aurait ainsi proposé d'électrifier le fameux mur et de l'agrémenter de pics capables de transpercer la chair humaine. De plus, il avait également été évoquée la possibilité de creuser des douves devant le mur, et de les remplir d'alligators et de serpents. 

Plus tôt dans l'année, le président américain avait également suggéré que des soldats postés à la frontière puissent tirer, à balles réelles, sur les migrants qui jetaient des pierres dans leur direction.

Limogeages en série 

Au final, Donald Trump a été forcé de reculer, en particulier devant la désapprobation de sa secrétaire à la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, qui lui aurait suggéré que ces "ajouts" étaient contraires aux lois et normes internationales. Elle a peu après été démise de ses fonctions par Stephen Miller, architecte du projet du mur frontalier, avec l'accord du président.

Dans l'article du Times, on apprend également que d'autres collaborateurs, qui n'étaient pas en accord avec des propositions, ont également été démis de leurs fonctions. 

Trump dément sur Twitter

Mercredi, Donald Trump a contesté les informations du New York Times sur Twitter:

"Le presse essaye de vendre l'idée selon laquelle je voulais un fossé rempli d'alligators et de serpents avec des barrières électriques et des pics pointus à la frontière sud", a tweeté le président américain. "Je suis peut-être dur sur la sécurité aux frontières, mais pas à ce point. La presse est devenue folle. Fake News!" a-t-il ajouté.
Hugo Septier