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La ville de Wuhan interdit la consommation d'animaux sauvages

Une vitrine de canards rôtis, dans un magasin à Wuhan, en Chine, le 21 mai 2020

Une vitrine de canards rôtis, dans un magasin à Wuhan, en Chine, le 21 mai 2020 - HECTOR RETAMAL / AFP

La pandémie mondiale de coronavirus est partie en décembre de cette ville de l'Est de la Chine. Le réservoir du virus pourrait être, au départ, un animal sauvage vendu au marché de Wuhan.

Wuhan, la ville chinoise d'où est partie la pandémie mondiale de coronavirus, a annoncé mercredi dans un avis, publié sur le site de la ville, avoir officiellement interdit la consommation des animaux sauvages. Il y est désormais interdit de manger, de chasser ou d'élever des animaux sauvages, y compris les espèces terrestres protégées, même celles en élevage.

Le journal britannique The Guardian précise que ces règles seront en vigueur pendant cinq ans et interdisent également la consommation d'animaux aquatiques rares et menacés. La Chine avait déjà adopté fin janvier une directive interdisant temporairement le commerce d'animaux sauvages "jusqu'à la fin de la situation épidémique nationale".

Un animal à l'origine du coronavirus?

Pour rappel, c'est la consommation d'un animal sauvage qui est supposément la source de propagation initiale du coronavirus à Wuhan. "Le réservoir de virus est probablement animal", explique l'Institut Pasteur sur son site

"Même si le SARS-CoV-2 est très proche d’un virus détecté chez une chauve-souris, l’animal à l’origine de la transmission à l’homme n'a pas encore été identifié avec certitude", détaille le centre de recherches médicales, "plusieurs publications suggèrent que le pangolin, petit mammifère consommé dans le sud de la Chine, pourrait être impliqué comme hôte intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme".

Fin de l'épidémie en Chine?

Cette nouvelle règlementation est publiée alors que les 3000 députés de l'Assemblée nationale populaire (ANP) vont se réunir à partir de vendredi pour la grand-messe annuelle du régime communiste du président Xi Jinping.

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l'épidémie a débuté fin décembre, n'a officiellement dénombré que deux nouveaux cas entre mercredi et jeudi (82.967 de cas au total) et pas de décès depuis plusieurs jours maintenant (4634 décès au total). Le pays redoute toutefois une deuxième vague après la résurgence du virus dans certains endroits ces dernières semaines, notamment à Wuhan.

Salomé Vincendon avec AFP