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Cuba a enterré Fidel Castro et ouvert un nouveau chapitre de son histoire

L'enterrement de Fidel Castro s'est terminé dimanche à la mi-journée, après neuf jours de deuil à Cuba.

L'enterrement de Fidel Castro s'est terminé dimanche à la mi-journée, après neuf jours de deuil à Cuba. - JUAN BARRETO / AFP

L'île des Caraïbes a enterré ce dimanche Fidel Castro dans l'intimité. Une cérémonie qui a mis fin à neuf jours de deuil et tourné la page d'un demi-siècle d'histoire.

Les funérailles de Fidel Castro, l'ancien leader cubain, ont eu lieu ce dimanche à Santiago de Cuba, le berceau de la révolution castriste, dans l'est de l'île. La cérémonie, organisée dans l'intimité, est venue clore neuf jours de deuil et tourner la page de plus d'un demi-siècle d'histoire. Ces funérailles n'ont pas été retransmises en direct à la télévision d'Etat, qui a pu cependant filmer la cérémonie, tandis que les médias étrangers ont été tenus à distance. 

Les funérailles ont débuté vers 7 heures du matin heure locale avec l'arrivée du cortège qui transportait les cendres de Fidel Castro dans le cimetière de Santa Ifigenia. 

21 coups de canon

L'ancien chef d'Etat, mort à 90 ans le 25 novembre, y reposera à côté du mausolée de José Marti, père de l'indépendance de Cuba, et d'autres héros nationaux enterrés dans cette nécropole. A La Havane comme à Santiago, 21 coups de canon ont été tirés pour signaler le début de la cérémonie.

Depuis lundi, une série d'hommages ont eu lieu à La Havane, puis dans de nombreuses villes du pays traversées par le convoi qui a transporté les cendres du "Comandante" jusqu'à Santiago, ville portuaire d'où la guérilla castriste a lancé la révolution qui l'a porté au pouvoir en 1959.

Polémique Royal

Les Cubains se sont massés sur le bord des routes pour voir le convoi passer. Les funérailles se sont déroulées en présence de la famille et de quelques dignitaires cubains et étrangers triés sur le volet. Pour représenter la France, c'est Ségolène Royal qui s'est rendue sur place.

La ministre a d'ailleurs déclenchée une vive polémique, en décrivant devant des journalistes Fidel Castro comme une "monument de l'histoire". Mais surtout, en rejetant les accusations de violations des droits de l'homme intervenues sous son régime, et notamment à l'encontre de prisonniers politiques. 

Pérenniser l'héritage de Castro

Adulé par certains et détesté par d'autres, Fidel Castro s'est dressé contre la superpuissance américaine pendant 50 ans. L'enjeu, après sa mort, est désormais de pérenniser son héritage et celui de la révolution socialiste.

Samedi soir, son frère, Raul Castro, qui lui a succédé à la tête de l'Etat en 2006, a juré de "défendre la patrie et le socialisme". Il a aussi précisé qu'aucun lieu ni monument ne porterait son nom, car il aurait, de son vivant, rejeté "toute manifestation du culte de la personnalité".

C.V. avec AFP